Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

En Outaouais, on produit de la viande naturelle!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
Voir tous les articles de Patrick Voyer
Article mis en ligne le 25 mars 2008 à 12:55
Soyez le premier à commenter cet article

Téléchargez Flash Player pour voir ce vidéo.

Sylvain Bertrand nous fait visiter les lieux et nous explique la philosophie de production naturelle que des producteurs agricoles de l'Outaouais prennent dorénavant.
En Outaouais, on produit de la viande naturelle!
L’Outaouais est une des régions agricoles les moins lucratives au Québec, mais cela n’empêche pas quelques producteurs d’aller à contre-courant de l’industrie et de former une alliance afin d’offrir de la viande de qualité, naturelle, transformée et élevée ici.
Une initiative de la Ferme Aux Saveurs des Monts, producteur reconnu de poulet depuis l’an 2000 et seul producteur régional de dinde depuis 2007. Les proprios Sylvain Bertrand et Paul Déziel ont convié les médias mardi après-midi à une rencontre à leur ferme de Val-des-Monts pour leur faire connaître leur philosophie en devenir. Les partenaires du duo, notamment la Ferme Lavergne de Chénéville (porc), la Ferme Brylee de Thurso et la Ferme Bayview de Lochaber (bœuf) et la Sanglière de l’Outaouais de L’Ange-Gardien, étaient présents.

Ce désir de produire de la viande naturelle sans antibiotique a germé en 2006, quand la Ferme Aux Saveurs des Monts a fait construire un centre de transformation de viande sous inspection provinciale, centre qui a été inauguré mardi. La Ferme fait donc la découpe de viande de ses partenaires et en vend sur place pour en faire la promotion.

Sylvain Bertrand nous a fait visiter les installations, du centre de transformation au poulailler de deux étages où des milliers de poussins et de poulets «adolescents» sont au chaud. La Ferme offre une viande 100% naturelle, sans médicaments et qui n’est pas nourrie aux farines animales. «La seule chose qui nous manque pour être biologique serait de faire certifier nos céréales. Mais ça voudrait dire un investissement de 125 000$ de plus par année et on vendrait le poulet 40% plus cher. Je ne suis pas sûr que les gens sont prêts à ça…», indique M. Bertrand.

Déjà que de la viande naturelle, que ce soit du poulet, du porc, du bœuf ou du sanglier, coûte en moyenne de 20 à 30% plus cher. Mais, comme l’explique M. Bertrand, les morceaux (entiers ou coupés) sont plus gros (avec huit ailes de poulet, vous serez rassasié!), moins gras, sans danger pour les gens allergiques au gluten ou aux antibiotiques… et plus savoureux! Même du côté de la viande hachée ou de la saucisse, qui ne sont pas additionnées d’autres viandes que la viande principale.
Certification gouvernementale
Si la certification biologique se fera un peu attendre, la Ferme Aux Saveurs des Monts a demandé au ministère de l’Agriculture (MAPAQ) de confirmer son alliance avec les autres entreprises à l’aide d’un cahier de charge. «C’est un cahier de procédures que les producteurs vont s’engager à respecter pour garantir aux consommateurs que c’est pas juste du blabla ce qu’on fait. Et nous voulons développer un marché de proximité, créer des liens, car c’est difficile dans le marché de la distribution.»
Sylvain Bertrand est fier de ce projet, surtout que la région fait office de parent pauvre québécois en agriculture. Juste dans le domaine du poulet, l’Outaouais compte 3 des 800 producteurs provinciaux. «L’Outaouais n’est pas une région intensive; il n’y a pas de méga-fermes, on cultive de façon extensive. Naturellement, on a une culture de temps partiel ici, les gens ont gardé les traces de leurs parents. On a des fermes de petite taille, plus petites que la moyenne, on ne pousse pas l’agriculture. Mais tous les modes de culture sont à la fine pointe avec des bâtiments neufs.»

Le producteur estime que si les poulets de l’industrie sont produits en grande quantité pour répondre à la demande, ils sont par contre plus petits. Cela veut dire que la croissance normale, qui devrait être par exemple de 40 jours, est écourtée à 20 grâce à des médicaments. Mais la philosophie empruntée par les producteurs d’ici est différente. En fait, Sylvain Bertrand est à l’aise de produire seulement 25 000 poulets par année, contrairement à la moyenne de 300 000 de ses homologues de l’«axe Joliette-St-Hyacinthe», tant qu’ils sont gros et agréables à manger!

«On respecte les normes sanitaires, on leur donne du confort; ils sont moins tassés (les animaux) et c’est pour ça qu’on a du succès! […] Nous voulons annoncer aux consommateurs et épiciers qu’il y a des producteurs qui veulent leur offrir une viande de qualité naturelle à prix abordable.»

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Pensez-vous qu'un gouvernement fédéral de coalition pourrait mieux gérer le Canada que le gouvernement conservateur minoritaire?
  • Oui
  • Non

Liens