Le propriétaire du magasin IGA Extra Montée Paiement, Christian St-Jacques, est d’avis que les supermarchés traditionnels peuvent assez facilement résister aux autres magasins à grande surface, qui offrent de plus en plus de produits alimentaires. (Photo: Daniel LeBlanc)
Se démarquer… en misant sur la variété et la fidélisation!
Grâce entre autres aux produits importés, aux produits spécialisés, aux produits québécois, à la vaste offre de marques nationales et à tous les produits du terroir, le propriétaire du magasin IGA Extra Montée Paiement, Christian St-Jacques, pense fermement que les supermarchés traditionnels sont en mesure de couper l’herbe sous le pied des grands magasins tels Wal-Mart.
M. St-Jacques croit qu’il existe un type de clientèle précis pour chacun des magasins, et que Wal-Mart n’est pas considérée au même titre qu’un compétiteur régulier. «Dans mon livre à moi, c’est un magasin d’escompte comme Maxi ou Super C», déclare-t-il, précisant qu’il croit que ce n’est qu’une question de temps avant que le géant américain n’offre des produits périssables dans ses magasins québécois. «Ça ne date pas d’hier que certains grands magasins offrent des produits d’épicerie. Rappelons-nous de K-Mart, il y a quelques années, ou de Zellers, de nos jours, qui offrent une épicerie sèche»
Christian St-Jacques ne croit pas qu’il y a trop de supermarchés sur le territoire gatinois puisque selon lui, on choisit d’ériger un commerce en fonction des déplacements de masse. «On n’a qu’à penser au nouveau IGA construit tout près de la rue Freeman, dans le secteur Hull. Il y a 15 ans, c’était peut-être impensable d’avoir un magasin à cet endroit, mais maintenant c’est le contraire», affirme-t-il.
«Il y a beaucoup de cycles économiques qui se succèdent les uns les autres dans le domaine de l’alimentation», dit-il. Il faut noter qu’au moins un magasin est tombé au combat en raison de la féroce compétition qui règne dans ce secteur, soit le Metro des Promenades de l’Outaouais, qui fermera ses portes définitivement ce samedi, entraînant la perte de 75 emplois.
L’homme d’affaires pense également que le sentiment d’appartenance qu’éprouve les citoyens pour le supermarché de leur voisinage est un aspect qu’on retrouve peu ou pas chez les autres types de magasins. «Dans mon cas, au IGA, on a une belle complicité avec les écoles du quartier. On ne fait pas juste ramasser, on redonne aussi», de dire M. St-Jacques.
Plus de magasins à grande surface sous peu?
Tel qu’annoncé il y a peu de temps, rappelons que le conseil municipal de Gatineau étudie la possibilité d’accueillir davantage de magasins à grande surface, et ce, au centre-ville ainsi qu’aux abords des grands boulevards, afin d’augmenter davantage les activités commerciales. Cette tendance s’observe depuis plusieurs années dans les grandes villes de l’Amérique du Nord.