Une dernière messe à St-Jean-Bosco
Pour la dernière fois de leur histoire, les paroissiens de St-Jean-Bosco se sont réunis mercredi soir dans leur église pour y célébrer la messe.
L'église St-Jean-Bosco fait partie des églises qui sont en vente (elle est d'ailleurs sur le point d'être vendue) et qui fermera donc, quelques mois après avoir fêté en grand son 50e anniversaire de construction en 2007.
Une cinquantaine de personnes ont assisté à cette cérémonie présidée par Mgr Roger Ébacher pour l'occasion. Pour plusieurs d'entre aux, c'est la fin d'une grande époque.
«Je viens à la messe de St-Jean-Bosco depuis 1949 à tous les dimanches, indique Georges Desjardins. J'ai été huit ans président de la fabrique ici. C'est sûr que ça nous fait de la peine de voir l'église fermée. C'est compréhensible parce qu'on l'an vu construire. C'est difficile particulièrement pour les gens qui venaient toujours à la messe.»
Ce dernier comprend par contre la situation. L'église accueillait une cinquantaine de fidèles chaque dimanche, un nombre peu élevé pour une si grande église. «Les gens ont de la difficulté à comprendre que c'est difficile d'administrer une si grande bâtisse pour une heure par semaine», affirme-t-il, ajoutant qu'il continuera à aller à l'église, à St-Joseph.
D'autres personnes ont préféré ne pas assister à cette dernière cérémonie, pour protester contre la fermeture de cette église. «Ce sont les paroissiens qui ont tout payé et c'est le diocèse qui prendra l'argent, a indiqué Line Jolicoeur. Le diocèse s'enrichit sur le dos des citoyens. Il revend des choses qu'il n’a jamais payées.»
Réalité
Questionné sur cette dernière cérémonie, Mgr Roger Ébacher a affirmé lui aussi que la situation n'était pas drôle à vivre. «Il y a toute une histoire ici, affirme-t-il. Beaucoup de gens ont été baptisés et se sont mariés ici.»
«J'ai un sentiment de peine, ajoute-t-il. Je me questionne pour savoir pourquoi on en est rendu à ce niveau-là.» Mais c'est la réalité d'aujourd'hui qui rattrape l'église. «Il faut faire face à la réalité, même si c'est difficile des fois à accepter. On n'a pas d'autres solutions que de se tenir ensemble.»
Contrairement à ce qui a été fait pour l'église St-Benoît-Abbé, il n'y aura pas de lieu de culte qui sera conservé dans l'église St-Jean-Bosco après la vente. «On verra selon les besoins, a indiqué Mgr Ébacher. Il faut prendre le temps de bien analyser. On n'a pas manifesté vraiment un besoin réel pour le moment.»