L’élève de secondaire 5 à la polyvalente Le Carrefour, David Gagnon, s’apprête à participer pour la quatrième fois à la finale provinciale d’Expo-sciences Bell. Il pose ici devant une œuvre conçue par lui et ses collègues de classe en arts plastiques, l’an dernier. (Photo: Daniel LeBlanc)
La soif des connaissances, c’est dans le sang de David Gagnon!
Musique, ski alpin, canot et randonnée ne sont que quelques-unes des passions de David Gagnon, élève de secondaire 5 à l’école polyvalente Le Carrefour. En fait, celui qui dit avoir trouvé son propre moyen d’apprendre a une impressionnante moyenne générale de 91%, mais surtout, il s’apprête à représenter l’Outaouais pour la quatrième fois à la finale provinciale d’Expo-sciences Bell, du 17 au 20 avril à Montréal…
Âgé de 17 ans, l’adolescent de Val-des-Monts, qui est au programme international de son école, a pris part à l’Expo-sciences régionale ces cinq dernières années, mis à part en 2007, année durant laquelle il s’est consacré au théâtre. Il a accédé à la finale provinciale à toutes les occasions, sans compter qu’il a récolté une troisième et une quatrième place lors de ses deux participations à la finale pancanadienne. Les titres de ses projets de conception au cours des années? «Air-Secours», «Éclaire-moi soleil» et «Fenêtre D.E.L.’avenir». Cette année, son projet appelé «Revêtement nature», qui consiste en un revêtement entièrement végétal qui pourrait remplacer les murs de briques, en ville, par exemple. L’un des grands avantages de ce type de revêtement est qu’il a une très faible absorption thermique.
Mais d’où est venu le goût pour la science? «Quand j’étais petit, mon père m’amenait toujours à l’Expo-sciences, alors il est certain qu’à un moment donné, je me suis dit que je voulais moi-même y participer. Je le fais aussi pour le côté culturel et social», dit celui qui s’est entre autres rendu à Vancouver il y a quelques années. «Mon père m’a poussé à le faire au tout début en me montrant qu’est-ce que la démarche scientifique, mais les projets sont toujours de mon crû», complète-t-il. David affirme avoir été surpris plus particulièrement au secondaire 1 au de se rendre plus loin que la compétition régionale, mais que depuis, tout est une question de motivation et de toujours vouloir se surpasser.
Celui qui étudiera en sciences de la nature au Cégep de l’Outaouais dès l’automne avoue être indécis par rapport au métier qu’il aimerait pratiquer plus tard. «Je ne sais pas, on va voir où ça me mènera», lance le jeune homme qui dit avoir un grand intérêt pour les lettres françaises et la philosophie, en plus d’avoir beaucoup lu les ouvrages de Albert Jacquard et Jean-Paul Sartre.
Expo-sciences ou pas, David dit avoir une conscience écologique et environnementale. «Ça peut être une chose aussi simple qu’une boîte de jus qu’on jette par terre alors qu’on savait très bien qu’il y avait une poubelle à deux mètres de là», de dire l’adolescent, qui, lorsqu’il pense à la société de plus en plus «verte», croit qu’il est primordial de faire la différence entre ce qu’on fait vraiment pour l’environnement et la tentation de vouloir seulement suivre le courant. «À l’école, par exemple, on veut conscientiser les jeunes par divers moyens comme le recyclage. C’est bon, mais ce qui serait bien, c’est d’initier les gens à se conscientiser. Pourquoi se battre pour quelque chose qu’on n’a jamais vu, jamais senti?», lance-t-il.
Au fil de ses cinq années à Carrefour, l’élève soutient que plusieurs enseignants l’ont particulièrement marqué. «Pas mal tous les professeurs, dès que tu établis une relation et une complicité avec eux, tu n’as pas peur par la suite d’apprendre de nouvelles choses», affirme-t-il. Il a d’ailleurs une pensée spéciale pour André Dubé, qui lui a transmis sa passion pour les arts, et Daniel Bisson, qui l’a fortement encouragé dans tout ce qu’il a entrepris. D’ailleurs, le jeune homme de 17 ans ne se gêne pas pour dire qu’il est tout à fait faux de croire qu’il faut être «bolé» (très intelligent et ayant des résultats extraordinaires à l’école) pour participer à Expo-sciences. «Tout le monde aimerait ça y prendre part», dit-il.
On ne sait pas si David Gagnon accédera à la finale pancanadienne d’Expo-sciences, mais chose certaine, il avoue que le tout serait bien plaisant, surtout que celle-ci se tient cette année à Ottawa, du 10 au 17 mai. Le jeune homme confie même que l’un de ses rêves serait certainement de pendre part à l’Expo-sciences internationale, qui aura lieu l’an prochain… en Tunisie!