Sage Délire «accouche» de son premier album!
C'est véritablement un accouchement que les Gatinois de Sage Délire ont traversé à grands coups de contractions pendant trois ans, et ce qui est ressorti de cette bulle créative est un album rock éponyme qui déménage! Nous avons rencontré le groupe à leur lancement, ce soir au Loft 455.
Sage Délire, c'est les trois Jean-François - Girouard (voix, guitare et clavier), Roy (guitare) et Brown (basse) – et Daniel Mineault (batterie), quatre chums qui bossent de jour dans leur emploi respectif et qui jamment de soir (et de nuit!) depuis leur passage à Gatineau prend la scène. Un événement qui leur a donné l'énergie et la confiance nécessaires pour concocter cet opus à l'étiquette Tomo, réalisé dans la région par Normand D'Aoust et Charles Fairfield et notamment produit par la boîte gatinoise C-Show Productions.
Les boys ont opté pour un titre éponyme pour rendre hommage à leurs débuts, mais surtout pour se présenter tel qu'ils sont. «Le titre Sage Délire nous décrit bien, c'est tout simplement nous. Et nos chansons ne sont pas moralisatrices! En tout cas, je ne pense pas qu'on puisse faire la morale à personne…», lance Daniel en souriant.
Ceux qui connaissent le quatuor savent que la seule chose qui lui importe est de distraire grâce à un rock québécois accrocheur, teinté de paroles aigres-douces. D'ailleurs, les thèmes sont très variés. «On a certaines chansons politiques, comme Bon Débarras, qui décrit et dénonce la droite religieuse américaine et qui se veut une carte postale à la Maison Blanche», explique ironiquement J-F Brown.
«On ne se prend pas au sérieux sur toutes les chansons!, poursuit J-F Roy. Comme sur Pierre qui roule, qui est l'idée d'une roche qui est délogée par l'être humain…». La consommation est aussi scrutée par la formation à l'aide d'une loupe mi-sérieuse mi-délirante…
D'autres, comme Cadence, se démarquent par leur gravité réaliste: «Elle est plus sérieuse, car elle expérimente le malaise des jeunes d'aujourd'hui, ces jeunes qui sont laissés à eux autres mêmes…», glisse Daniel, qui est enseignant.
Créer en groupe
Le monde créatif de Sage Délire est toujours le même: «On écrit tous des petits bouts de chanson et on finit par faire des trucs ensemble, qui sont rock ou 'folky'», explique J-F Brown. «Le processus n'a pas été si long que ça, mais y'a tellement eu plein de questionnements, de repositionnements, d'embranchements. Tu sais, on est quatre et on forme un tout, mais on a chacun notre fil et on devait l'adapter…» confie Daniel.
Les boys s'entendent toutefois pour dire que l'expérience du studio a été mémorable. Ils se sentaient comme le bébé dont ils ont accouché… J-F Girouard n'en revient pas des outils qui ont été mis à leur disposition tout au long des 18 mois qu'aura duré la procréation… Sans compter qu'ils ont exploré la pré-prod, la postprod et la distribution! De quoi leur donner des ailes et le goût de délirer encore plus dans les prochaines années…
En plus du disque, les gars ont préparé avec C-Show Productions un DVD contenant une vidéo promo et quatre chansons… à voir et écouter!