Maryse Gaudreault veut passer de l’ombre à la lumière avec le PLQ
Pendant huit ans, Maryse Gaudreault était aux côtés du député démissionnaire Roch Cholette, en tant que conseillère et responsable des communications. Aujourd’hui, elle veut passer de l’ombre à la lumière en se présentant sous la bannière libérale dans la circonscription de Hull en vue de l’élection partielle du 12 mai.
«Certaines personnes issues de la base militante du PLQ m’ont récemment rencontrée pour m’indiquer qu’il voyait en moi une personne qui pourrait défendre et promouvoir l’Outaouais et ses gens sur la scène provinciale. Ça m’a touchée profondément», de dire la candidate libérale, qui, avant de prendre sa décision, a longuement discuté avec son entourage. Elle qui avoue n’avoir eu que quelques semaines pour prendre une décision (Roch Cholette lui avait confié à la mi-mars qu’il quitterait ses fonctions en avril), elle a finalement accepté. «Je suis honorée de cette invitation à servir les citoyens de Hull et je l’accepte avec enthousiasme et conviction», dit-elle.
Elle qui pourrait devenir la toute première femme de l’histoire à occuper le poste de député dans Hull depuis l'élection de la péquiste Jocelyne Ouelette, en 1976, Maryse Gaudreault compte traiter de quatre grands enjeux lors de sa campagne, soit la santé, la famille, la vitalité des quartiers et l’environnement. Si elle est élue, elle soutient que sa priorité sera la santé et elle compte d’ailleurs respecter deux engagements majeurs. Elle veut tout d’abord tout mettre en œuvre pour qu’une faculté de médecine voit le jour à l’UQO, alors qu’elle promet aussi de veiller à ce que la première pelletée de terre de la nouvelle salle d’urgence de l’hôpital de Hull ait lieu avant le 1er juillet. «Je suis convaincue que la réalisation de mes engagements contribuera à améliorer le système de santé de notre milieu, à l’image des résultats engendrés par la reconnaissance d’un statut particulier à l’Outaouais par le gouvernement de Jean Charest», affirme-t-elle.
Affirmant que son plus grand défi sera de se faire connaître, l’aspirante au poste de député de Hull n’est pas effrayée par le fait que son adversaire du côté des péquistes, Gilles Aubé, soit un urgentologue. «Vous savez, je pense que les libéraux sont aussi des spécialistes en santé», réplique-t-elle, faisant référence aux différentes réalisations des dernières années. Comment compte-t-elle concilier le travail et la famille, dans la mesure où Roch Cholette a quitté ses fonctions pour se rapprocher des siens? «Je me suis entendu avec mes filles que l’on allait réussir à se retrouver. On est tous très enthousiastes», répond-elle.
La candidate du PLQ était entourée des députés Norm McMillan, Stéphanie Vallée et Charlotte L’Écuyer, en plus du ministre responsable de l’Outaouais et député de Chapleau, Benoît Pelletier. Ce dernier a d’ailleurs affirmé que les libéraux n’avaient vraiment pas à être gênés de ce qu’ils ont accompli en cinq ans en Outaouais. Un à un, il a énuméré une douzaine de projets tels que le boulevard des Allumetières, le Rapibus, l’agrandissement du pavillon Alexandre-Taché de l’UQO, le dossier de la main d’œuvre des travailleurs de la construction, l’autoroute 50, le complexe sportif de Gatineau, le centre de cancérologie, le Palais des congrès, le Centre de recherche en technologies langagières, les urgences et le statut particulier en santé accordé à la région.
Maryse Gaudreault est mère de deux filles, Kamille, 16 ans, et Éva, 13 ans, et a débuté sa carrière il y a 21 ans en tant que responsable de l’administration et de la gestion des activités à l’Association canadienne pour l’avancement des femmes et du sport. Établie dans la région depuis le milieu des années 80, elle a aussi occupé le poste de directrice de la Fondation du CHSLD de Hull de 1998 à 2000, avant de débuter dans le monde politique à titre de conseillère et responsable des communications de celui qu’elle veut maintenant remplacer, c’est-à-dire Roch Cholette. Elle est également présidente du comité organisateur du Mérite Hullois, et elle compte bien continuer à s’y impliquer advenant qu’elle soit élue le 12 mai.