Les six résidences de Lafrance évacuées pour toujours
Les six résidences qui faisaient état d'une demande d'évacuation volontaire depuis dimanche devront être obligatoirement évacuées, et ce, pour toujours.
Gatineau a reçu cet après-midi le rapport des experts chargés d'examiner le talus où la fissure a été découverte et a déclenché immédiatement les mesures d'urgence pour les résidences du 588, 592, 596, 600, 604 et 608, rue Lafrance.
Les résidents concernés ont été rencontrés et ont eu l'information d'aller ramasser leur effet personnel et de quitter les lieux immédiatement. Ils pourront plus tard récupérer tout leur bien, mais à un moment propice. Entre temps, ils seront pris en charge par la Croix-Rouge.
«Le terrain est instable et comporte des risques pour la sécurité, a indiqué la directrice générale par intérim, Marie-Hélène Lajoie. La ville de Gatineau procèdera dans les prochaines heures à l'évacuation obligatoire et permanente de six résidences de la rue Lafrance. Le talus est instable à partir de sa base, et ce, jusqu'au sommet.»
«Nous ne sommes pas certains qu'il y aura un glissement de terrain, mais chose certaine, nous ne pouvons pas garantir maintenant qu'il n'y aura pas de risques de glissement de terrain et nous ne pouvons plus nécessairement garantir la sécurité des résidents sur la rue Lafrance», ajoute Mme Lajoie.
Denis Robitaille, ingénieur au Service géotechnique a eu à examiner le talus pendant la journée. Il a conclu que la situation était trop risquée pour garder les résidents sur place, puisque le talus présentait plusieurs signes d'instabilités. «Ils sont à une distance susceptible d'être frappés par des débris d'un glissement de terrain», affirme-t-il.
La fonte des neiges après le dur hiver qui vient de passer pourrait expliquer l'apparition de la fissure qui a été découverte par des employés d'Hydro-Québec samedi.
Pour le moment, la mesure ne touche que ces six résidences. Questionné à savoir si un examen sera fait à la grandeur de la rue, le directeur du module Infrastructure et Environnement, Roland Morin, a indiqué que ce secteur était la priorité de la Ville en ce moment et que pour le reste de la rue, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.