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«L'enfer sur terre!»

Dominique Poirier par Dominique Poirier
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 8:39
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«L'enfer sur terre!»
Nancy, mère de quatre enfants, que l'on voit ici en compagnie de sa nièce Melyka. (Photo: Dominique Poirier)
«L'enfer sur terre!»
«C'est l'enfer sur terre quand ça t'arrive, et tu ne veux pas que ça t'arrive deux fois», résume Nancy qui, après s'être séparée de son conjoint il y a un an et demi, s'est retrouvée à la rue, avec ses quatre enfants.
Les événements ont par la suite déboulé. Faute d'avoir un véhicule à leur disposition, Nancy et ses enfants ont dû quitter la campagne, où ils s'étaient installés en famille. Une amie de Nancy a tenté de les aider, mais vivre à neuf personnes dans un quatre et demi n'est jamais chose facile!

La réalité était pénible à un point tel que la mère de famille s'est tapé une bonne grosse dépression. Un arrêt de travail s'est ensuivi. Entre-temps, Nancy, ses trois garçons et sa fille âgés aujourd'hui de quatre, cinq, huit et dix ans ont pu se trouver un logement, grâce à une subvention donnée pour les habitations à loyer modique. «Au lieu de payer 610$, je paie 187$, pas chauffé ni éclairé», mentionne-t-elle.

Les hics sont toutefois nombreux. Un, les factures d'électricité et de chauffage sont élevées. Deux, la subvention est valide pour un an, et rien ne garantit que cette petite famille la recevra à nouveau dans quelques mois.

«Parmi tous les ménages qui ont eu recours à nos services, 77,1% payent 50% et plus de leur revenu pour se loger, ce qui est inadmissible pour une région riche comme la nôtre», indique Louise Guindon, directrice des Œuvres Isidore Ostiguy.

Qu'importe les moments difficiles, Nancy et sa famille sont plus motivées que jamais à s'en sortir. La mère de famille retourne à l'école en septembre, pour apprendre le métier d'électricienne. «C'est ma passion, j'adore l'électricité!», indique la principale intéressée, sourire aux lèvres et yeux pétillants.
Qui l'eut cru?
Gilles ne pensait jamais se retrouver là où il est en ce moment. Français d'origine, père de deux enfants et chef d'une famille monoparentale, il a eu recours aux Œuvres Isidore-Ostiguy pour se loger.
«Jamais dans ma vie j'aurais cru me retrouver à avoir besoin de ce genre d'aide-là, et pourtant, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve», dira-t-il.

S'il a décidé de parler publiquement de sa situation, c'est un peu pour en aider d'autres, mais principalement pour remercier ceux et celles qui lui ont donné un coup de pouce. «Ils m'ont donné beaucoup plus que juste un logement. […] Je suis Français, je suis monoparental, père. On combat aussi les préjugés et c'est pas toujours évident. Pour moi, j'ai eu du soutien par rapport à ça et c'est important pour moi de le dire. C'est plus que des statistiques, c'est plus que des chiffres. On parle de gens.»

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