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Les employés des trois casinos québécois veulent faire front commun

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Article mis en ligne le 16 avril 2008 à 12:30
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Les employés des trois casinos québécois veulent faire front commun
De gauche à droite : Le président de la section Resto-Casino, Azdine Mesri, la secrétaire générale de la CSN de l’Outaouais, Julie Brodeur et le secrétaire général de la FEESP-CSN, François Juneau.
Les employés des trois casinos québécois veulent faire front commun
Les quelque 2500 membres des syndicats affiliés au Conseil central des syndicats nationaux (CSN) provenant des trois casinos du Québec revendiquent la mise en place d’une table de négociation centrale qui leur permettra de faire front commun face à leur unique employeur qu’est la Société des casinos du Québec.
Les porte-parole des membres de l’Outaouais ont fait le point sur leur négociation lors d’une conférence de presse tenue mercredi. Des évènements semblables ont eu lieu simultanément à Montréal et Charlevoix.

La convention collective est échue depuis le 30 avril 2007. «Ça fait deux ans que les syndicats se regroupent pour avoir un protocole de fonctionnement central. L’employeur affirme accuser une fin de non-recevoir », dit le secrétaire général de la Fédération des employées et employés de services publics Inc., François Juneau.

La principale revendication des membres est la création d’une table de négociation centrale qui regrouperait les représentants syndicaux des trois casinos d’un côté et la Société des casinos du Québec de l’autre. En ce moment, il y a une table de négociation pour chaque casino.

Pour l’instant, l’employeur refuse. «Ce qui nous a clairement été rapporté, c’est que la Société des casinos du Québec veut éviter le rapport de force qu’il y aurait inévitablement avec un syndicat uni», affirme le président de la section Resto-Casino, Azdine Mesri.

Les syndiqués du Casino du Lac-Leamy, comme leurs collègues de Montréal et Charlevoix, ont aussi déposé plusieurs demandes visant à traiter des besoins les plus importants. Entre autres, ils réclament la restriction des tâches accordées à la sous-traitance ainsi que de meilleurs régimes de retraite pour leurs membres vieillissants. Quant aux salaires, les syndiqués réclament une hausse annuelle de 3,75% pour chacune des années de la convention collective. «Pour le moment, les hausses de salaire ne sont pas suffisantes pour suivre le coût de la vie. Les employés se retrouvent dans une situation où ils perdent leur pouvoir d’achat», dit M. Juneau.

Réunis en assemblé général le 10 avril dernier, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Resto-Casino de Hull ont voté en faveur de moyens de pression excluant la grève. Les 7 et 15 avril derniers ont également été marqués par des votes identiques à Montréal et Charlevoix. Ces moyens de pression prendront la forme de sensibilisation auprès de la population et des médias.

«Il est assuré que le syndicat a notre appui pour que le casino négocie avec tout la bonne volonté dont il peut faire preuve, affirme la secrétaire générale de la CSN de l’Outaouais, Julie Brodeur.

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