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Philippe Gagnon, le nouveau commandant de Dans une galaxie près de chez vous

Il réalise la deuxième aventure cinématographique de l'équipage du Romano Fafard

Marie-Eve Bouchard par Marie-Eve Bouchard
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Article mis en ligne le 18 avril 2008 à 9:15
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Philippe Gagnon, le nouveau commandant de Dans une galaxie près de chez vous
Il réalise la deuxième aventure cinématographique de l'équipage du Romano Fafard
Pour Philippe Gagnon, réaliser la deuxième aventure de l'équipage du capitaine Charles Patenaude, c'était aussi emballant que de décrocher le gros lot. C'est donc avec un plaisir évident qu'il s'est plongé dans l'épopée intersidérale, entouré du groupe de comédiens survoltés qui le compose.
«Quand j'ai reçu ce téléphone me demandant si j'avais envie de réaliser Dans une galaxie près de chez vous 2, j'ai éloigné le combiné puis j'ai crié comme si j'avais gagné à la loto. C'est un appel comme on en souhaite toujours. Puis, ça tombait au bon moment. Par la suite, j'ai refusé tous les contrats qui se présentaient même si le projet n'avait pas encore été accepté parce que j'étais certain que ça allait se faire», raconte le réalisateur originaire de Québec.

Évidemment, Philippe Gagnon, s'il avait vu le premier film ainsi que quelques épisodes par-ci, par-là, a dû se mettre à l'étude approfondie de l'univers du Romano Fafard. «Je me suis donc tapé la série au moins deux fois en entier, puis le premier film un nombre incalculable de fois. D'abord parce que Dans une galaxie, c'est un univers en soi, puis parce que je voulais pouvoir faire des références à la série et au premier film facilement. De toute façon, je ne pouvais faire ça aux fans et les comédiens ont vite réalisé qu'ils ne pouvaient me coincer. Je suis devenu une bible de Dans une galaxie

Comme on a pu le voir dans le 'making of' le réalisateur confirme que les premiers jours de tournage étaient complètement fous. «Disons que c'était plus complexe à diriger. Mais après quelques temps, tout s'est remis en place, le groupe s'est retrouvé et on a pu avancer. Surtout que ce sont tous de solides comédiens, avec une belle folie, très actifs comme je le suis un peu, mais lors des moments de relâchement, il y en a toujours un dans l'équipe pour venir recentrer les affaires. Et ce n'est jamais le même…», précise Philippe Gagnon.

Pour le réalisateur qui signe avec Dans une galaxie, son 2e long métrage québécois (Premier Juillet le film), c'était une chance unique de pouvoir diriger sept comédiens. «C'est exceptionnel que de retrouver sept comédiens principaux qui sont toujours là continuellement dans pratiquement toutes les scènes. Chacun a ses moments, mais ils ont tous quelque chose à faire, même si c'est en arrière-plan.»

Ce qui demande donc une certaine attention au niveau de la chorégraphie, de la mise en scène et dans la façon de capter toutes ces réactions sur pellicule. «Il faut rendre ça visuellement intéressant et le danger, c'est de se retrouver avec une série de gros plans. Dans la série, c'était possible d'aller chercher uniquement le gag, ça marche quand ça dure une demi-heure, mais pas dans un film. Il faut donc trouver un juste milieu entre l'action, l'émotion et l'humour. Par chance, j'avais des acteurs qui ne sont pas juste des comiques, ce qui me permettait de jouer des scènes émouvantes ou encore épeurantes», affirme celui qui attend la réponse pour le financement de son prochain long métrage qui s'intitulera Le poil de la bête, un film de loup-garou écrit par Stéphane J. Bureau et Pierre Daudelin.

Reste maintenant au public à juger de cette deuxième aventure. «Je crois qu'on est demeuré dans l'esprit de la série, tout en faisant écho au premier film, puis en se permettant de faire référence à des classiques de la science-fiction comme Star Wars, 2001 L'Odyssée de l'espace ou Star Trek. La force du film, c'est vraiment l'équipage. Il fallait mettre leur travail en valeur.»

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