Le piano, le meilleur ami de Stephan Moccio
En spectacle à la salle Odyssée le 20 avril à 20h
Le premier album de Stephan Moccio, Exposure, porte son titre à merveille alors que le pianiste qui préférait habituellement se cacher derrière d'autres artistes pour livrer ses compositions, a choisi de passer de l'ombre à lumière avec un disque où il est maître à bord. Un pari réussi puisqu'il a écoulé plus 20 000 copies seulement au Québec et qu'il entreprend une tournée à travers la belle province.
C'est donc un homme et son piano qu'hébergera l'espace d'une soirée la scène de la Maison de la culture, soit le 20 avril à 20h. Bien que le spectacle logera sous l'enseigne de la 'belle musique' instrumentale, Stephan Moccio partagera également avec le public les histoires derrière ses compositions. «Je parlerai aussi de ce qui m'a inspiré ainsi que de quelques anecdotes puisque j'ai travaillé avec plusieurs artistes auparavant. J'aime créer un contact direct avec le public. Je ne suis pas de ceux qui croient qu'un concert de piano doit être plate, sans interaction, alors que le public doit applaudir en faisant semblant d'aimer ça. Le concert classique dans sa forme traditionnelle pour moi, c'est comme si je mettais un manteau qui ne me fait pas. J'aime être près du public et lui parler. »
Bien qu'il se soit avant tout permis de se mettre à l'avant avec ce premier album, Stephan Moccio avait aussi le désir de répondre à un besoin qu'il sentait chez le public, puis plus personnellement de retourner aux sources même si cela voulait dire aller à contre courant de la tendance du marché. «Je crois que les gens avaient le goût d'entendre de la belle musique de piano. Mon disque, c'est comme un bon ami. Il permet de se reposer, d'être soi-même, de réfléchir… Puis de penser que mon disque est une source de plaisir, c'est très satisfaisant.»
Très motivé par ce projet qu'il caressait depuis trois ans, Stephan Moccio a mis trois semaines seulement pour réaliser Exposure. «Ça c'est fait très rapidement si on considère que pour un album pop, on parle souvent de trois mois de studio. J'étais très inspiré, peut-être parce que ma vie avait été bouleversée par le fait que je sois devenu père pour la première fois. J'avais envie de revenir à une vie différente.»
Et comme sur scène, Stephan Moccio a opté pour la simplicité et l'authenticité. «Je n'avais pas envie de me cacher derrière d'autres instruments, affirme celui qui joue également de la guitare, de la batterie et qui comprend bien chaque instrument dans un orchestre. Ça présente un côté de moi, peut-être plus romantique, sensuel et mélancolique. Je suis un être généralement heureux et ce disque est très honnête.»
Et le piano pour Stephan Moccio, c'est comme se retrouver devant un bon ami. «J'ai appris à jouer à l'âge de trois ans parce que je n'avais pas le choix, ma mère était pianiste. Mais je suis tombé en amour avec cet instrument. Il m'apporte une grande paix», affirme celui d'origine franco-ontarienne.
S'il a dû mettre de côté toutes ses collaborations avec d'autres artistes, lui qui a composé la pièce A New Day Has Come pour Céline Dion, il y reviendra certainement, mais toujours en poursuivant sa propre carrière. D'abord, il a déjà son lot d'admirateurs qui le suit religieusement puis les idées commencent déjà à germer dans sa tête pour un deuxième disque entre le projet d'une tournée au Japon et une autre en France.
Stephan Moccio sera de passage à la Maison de la culture de Gatineau (855, boul. de la Gappe à Gatineau) le 20 avril à 20h. Billets disponibles au coût de 25$ en composant le 819 243-2525.