À la découverte de l'autre côté d'Ariane Moffatt
Un nouvel album mardi prochain avec «Tous les sens»
Avec Tous les sens, Ariane Moffatt s'est permise de dévoiler un côté d'elle que le public connaît peu, soit celui plus ludique, plus positive. Que ce soit dans les textes, la voix et la musique, place à une brise chaude, sensuelle et joyeuse signée Ariane Moffatt.
«Pour moi, c'était clairement dès le départ un album plus joyeux, plus dégagé, moins sérieux. Disons que je n'étais pas dans le même état d'esprit que les deux albums précédents. C'était presque un challenge personnel que d'aller plus loin, alors que les deux premiers étaient plus introvertis alors que celui-ci est plus ouvert plus extraverti», explique Ariane Moffatt.
Sur le plan de la création, l'auteure-compositeure-interprète a décidé également de s'inspirer d'événements plus positifs, d'un côté de sa vie plus ludique. «Faut dire aussi que ça concordait avec une période de ma vie où j'avais moins de prises de tête…» Et c'est un ton plus sensuel qui s'est installé alors que l'amour-désir abonde dans les textes, la musique et la livraison des pièces. «Il n'y a pas que les peines d'amour qui peuvent être inspirantes…»
Même l'ordre des chansons surprend alors qu'on passe des pièces plus orchestrales où cuivres et quatuor à cordes s'imposent pour se diriger vers un son plus électro et sensuel vers la fin de l'album. «Pour moi, c'est un contraste voulu comme le jour et la nuit», affirme-t-elle.
Ariane Moffatt s'est aussi entourée de collaborateurs qui ajoutaient à cet état d'ivresse joyeuse. «Entre autres, mon coréalisateur Jean-Phi Goncalves (qui a collaboré à deux musiques sur l'album) est quelqu'un de très rigolo, on a bien du plaisir ensemble. Même si on a travaillé sur un deadline assez serré parce qu'on voulait vraiment sortir l'album au printemps.»
Cet album est aussi une occasion pour Ariane Moffatt d'inclure un quatuor à cordes pour la première fois dans ses arrangements musicaux. «Ce qui ajoute un côté lyrique, une richesse et une profondeur aux pièces tout en leur conférant un côté intemporel», estime-t-elle. Elle a aussi osé trois collaborations (Fille de l'iceberg, Tes invectives et L'Équilibre) au niveau des textes avec Franck Deweare, un auteur-compositeur français vivant depuis quelques années à Montréal. «Une collaboration qui s'est faite de façon très naturelle. C'est quelqu'un de doué avec la plume, puis comme il est lui-même musicien, ça facilite les choses. Et il est français, il fait sonner les mots différemment. Il a un rapport plus littéraire avec les mots, presque 'Gainsbourien'.»
Si bien qu'Ariane Moffatt a un faible pour la pièce L'Équilibre, qu'elle qualifie de belle audace alors que Perséides, une ballade plutôt bonbon, est celle qui l'a surprise le plus.
Déjà les dates de la première tournée au Québec sont incluses dans l'album. Tournée qui débutera en septembre jusqu'en décembre, alors qu'Ariane tentera une percée majeure en France en janvier pour revenir au Québec à temps pour les festivals en 2009. «Je vais partir pour quelques mois en France, je vais vivre là-bas, mais il n'est pas question que je m'y installe», assure celle qui a bien hâte de retrouver son public lors de sa prochaine tournée.
Le disque d'Ariane Moffatt sera disponible dès le 22 avril sur les tablettes des disquaires alors qu'elle sera de passage le 15 novembre prochain à la Maison de la culture de Gatineau.