Un développement social en collégialité
Six ans après la fusion, l'imposition du gouvernement d'implanter une politique de développement social serait enfin respectée dans l'Outaouais, alors que des regroupements communautaires souhaitent travailler avec la Ville de Gatineau et diverses instances pour que les besoins réels et criants sur le terrain soient pris en compte.
Ce que les regroupements demandent est de travailler en équipe avec toutes les personnes concernées par les enjeux communautaires, soit les élus et les organismes. Le respect des individus demeure le principal objectif. Et à la grande joie, la Ville de Gatineau leur apportera leur aide.
«Il n'y a pas que le CH qui rend heureux! Nous, les regroupements d'organismes communautaires sommes heureux d'avoir eu la confirmation la semaine dernière de la volonté de la Ville de Gatineau d'impliquer activement les organismes communautaires dans sa démarche d'adoption d'une politique de développement social», a lancé Christine Lefebvre du TREFO (Table régionale Enfance-Famille de l'Outaouais).
Ce que le regroupement souhaite est que la Ville soit au courant du sérieux de ses intentions. Tellement, qu'il exige qu'un cadre d'action, auquel seront joints un plan financier, un plan de résultats et un échéancier, soit mis de l'avant. Un cadre qui inclurait tous les autres domaines de développement social (sport, art), a lancé mardi Laetitia Clairet de l'Inter-Quartier.
Cette dernière ajoute que tous les citoyens ont droit à des conditions de vie décentes. «Le développement social a aussi pour objectifs de pouvoir développer pleinement leur potentiel social et économique. Cela devrait aussi leur permettre de participer à des activités sociales et de véritablement exercer leur citoyenneté dans une société démocratique. Il devrait aussi leur donner le droit d'être traités avec dignité et de pouvoir tirer leur juste part de l'enrichissement collectif… Finalement, le développement devrait permettre aux citoyens et à la communauté de progresser socialement, culturellement et économiquement. Par conséquent, c'est un projet de société auquel tous les secteurs de la société doivent prendre part.»
La coordonnatrice du CRIO (Centre régional de lutte à l'itinérance), Jenny Villeneuve, a de plus affirmé que le développement social devait naître des communications entre les divers paliers de gouvernement. «Pour ce faire, il est d'ailleurs important dès le départ de se doter de mécanismes qui assureront la réalisation des objectifs de sa politique. Et c'est dans cette perspective que nous soutenons que Gatineau devrait mettre en place un 'observatoire'. Ce dernier doit nécessairement être formé d'élus, de représentants de divers organismes, que ce soit communautaire ou institutionnel, ainsi que de citoyens et de citoyennes. Cet 'observatoire' doit avoir comme mandat premier de s'assurer de la réalisation du plan de développement.»