Une plaque en l'honneur des policiers disparus
Le service de police de Gatineau (SPVG) a inauguré ce matin une plaque commémorative à la mémoire de quatre policiers décédés dans l'exercice de leurs fonctions, soit Ernest Lavergne, Alfred Sauvé, Fernand Bertrand et Jacques Philion.
Bien que le décès le plus récent soit survenu il y a plus de 20 ans, ce n'est qu'il y a quelques années qu'une démarche en ce sens a vu le jour. Le SPVG a de plus profité de la Semaine de la police pour inaugurer cette plaque. «Deux de ces policiers n'avaient jamais été honorés», indique Mario Harel, directeur par intérim du SPVG. Il s'agit de MM Sauvé et Lavergne, décédés respectivement le 24 mai 1951 et le 28 février 1952.
La réouverture de ces dossiers a incité le SPVG à trouver un moyen pour honorer la mémoire de ceux tombés en service, dont M. Bertrand (décédé le 8 janvier 1972) et M. Philion (décédé le 27 juillet 1985) font malheureusement parties. «À Gatineau, on n’avait aucun moyen, il n'y avait aucune plaque, rien», explique M. Harel.
«Il ne faut pas oublier que d'abord et avant tout, ces êtres chers étaient comme nous tous, des membres à part entière de leur famille, a noté Yves Leblanc, petit-fils d'Ernest Lavergne, qui s'est fait le porte-parole des familles des disparus lors de la cérémonie. […] Même si on se regroupe aujourd'hui pour se rappeler du décès en service de nos proches, il faut se souvenir de tous les précieux moments que ce métier leur a procurés.»
«Vous pouvez être fiers de l'être cher que vous avez perdu. Il a donné sa vie pour la protection de la population gatinoise», a mentionné le maire Marc Bureau lors de la cérémonie officielle.
La plaque décore désormais le hall d'entrée du quartier général du SPVG situé au 590, boul. Gréber dans le secteur Gatineau. Une photo et des notes biographiques des quatre disparus y figurent, en plus du logo du corps de police (avant la fusion) auquel appartenait le policier.
Le directeur de la police espère d'ailleurs que personne d'autre n'aille les rejoindre prochainement. «Il y a des villes au Québec et au Canada qui ont été beaucoup plus éprouvées. Mais je souhaite que ça reste comme ça», conclut M. Harel.