Kathy Tremblay sera-t-elle des Jeux olympiques de Pékin? La décision arrivera dimanche, ou au plus tard lundi.
À une course des Olympiques!
Kathy Tremblay participera dimanche au triathlon de sa vie, celui qui déterminera si elle représentera oui ou non le Canada lors des Jeux olympiques de Pékin, en août prochain.
«Dans tout ce que je fais, je vise un podium, assure l'athlète originaire de Gatineau. C'est certain que l'objectif, c'est de faire un top 8, pour faire l'équipe olympique. Sinon, ça va dépendre du choix discrétionnaire de l'équipe nationale.» Si le résultat escompté n'est pas au rendez-vous, c'est le lendemain de la course, lundi, que le comité fera son choix.
Lorsque La Revue l'a contactée, Kathy était en pleine lecture d'un thriller intitulé Improbable. «En résumé, ça dit qu'il n'y a rien qui arrive pour rien», explique celle qui a aussi mis la main sur un livre intitulé Le hasard n'existe pas.
Des lectures significatives pour celle qui admet ne pas avoir de plan B. Pour elle, c'est clair, elle sera de la délégation canadienne aux prochains olympiques: «Je suis vraiment zen, admet-elle. Les cartes sont dans mon jeu, il faut que je les joue comme il faut. Je sais ce que je suis capable de faire.»
Les dernières courses lui ont donné raison. Une cinquième place obtenue au Japon lui a permis de répondre au premier critère de sélection olympique. Puis, en Afrique du Sud, Kathy Tremblay a frôlé le podium, en terminant quatrième. «La suite logique, ce serait une troisième place…», mentionne-t-elle à propos de la prochaine compétition, qui se déroulera à Vancouver.
Dimanche, la triathlète devra toutefois faire face à un défi supplémentaire: «Là-bas, il va avoir un facteur que je ne peux pas contrôler: la température», explique-t-elle. Elle prévoit d'ailleurs courir avec un bandeau sur la tête, pour conserver sa chaleur, et des manches se retrouveront dès le départ sur son vélo, manches qu'elle pourra enfiler au moment de cette épreuve.
Pour s'acclimater, Kathy est allée nager dimanche dans le Lac des Deux Montagnes. Elle s'est aussi habituée au froid en prenant des bains d'eau froide, qui favorisent d'ailleurs la récupération du corps. L'épreuve de natation, qui se déroulera dans les eaux du Pacifique, changera la donne pour le reste de la compétition: «C'est là que tout va se passer, explique Kathy. Il faut juste que je sorte en premier. Dans les dernières compétitions, j'ai essayé de partir un peu moins vite.» Une stratégie qui lui a permis de conserver ses forces pour se débattre dans le peloton, et ainsi sortir de l'eau en tête des athlètes.
Au-delà des performances physiques, la triathlète aura plusieurs éléments de son côté lors de ce championnat du monde. D'abord son amoureux, David-James Taché, qui deviendra officiellement son entraîneur dès le mois de septembre, sera à ses côtés à Vancouver. «C'est comme mon trèfle à quatre feuilles», mentionne d'ailleurs Kathy à son sujet. Ses parents et son voisin gatinois, qu'elle considère comme un membre de la famille, seront aussi au fil de départ pour l'encourager.
Et la triathlète pourra compter sur un autre avantage. Classée actuellement 10e au monde, elle aura, pour la première fois de sa vie, un choix quant à la place qu'elle occupera sur la plateforme de départ. La majorité des athlètes se retrouveront donc derrière elle, et il n'en tiendra qu'à elle de ne pas se faire dépasser… jusqu'aux olympiques!