De l’Atelier, Ernest Roy et Jean-Denis Lalonde, de la Banque nationale, Nathalie Michaud, de l’Atelier, Katherine Provost, de la Banque nationale, Mireille Charron, Sébastien Bélair, Robin Maurice, Francine Clément et Hugo Sirois Robert et de l’Atelier, Lucie Sabourin.
(Photo : Jessy Laflamme)
Ça roule à l’Atelier de formation socioprofessionnelle de la Petite-Nation
L’Atelier de formation socioprofessionnelle de la Petite-Nation (AFSPN) s’adresse à toutes les personnes ayant un handicap physique ou mental. Trois différents services sont offerts à l’intérieur de cet organisme.
Tout d’abord, on retrouve le centre de jour. Deux objectifs y sont poursuivis : développer la concentration et la coordination.
Pour ce faire, différents ateliers sont offerts dont celui de la cuisine.
«Chaque mardi, le chef cuisinier, Gaétan Quenville, vient préparer des repas, qui sont vendus le mercredi pour le dîner, avec les bénéficiaires», a indiqué la coordonnatrice du centre de formation, Patricia Duran.
Du papier artisanal est également fabriqué par les bénéficiaires. Ceux-ci participent également à des ateliers de ViActive. «Notre devise est : tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. C’est pourquoi, chaque personne participe aux ateliers selon sa capacité», a affirmé Mme Duran.
Les participants de l’AFSPN voyagent beaucoup grâce à l’atelier tour du monde. Chaque mercredi pendant une période d’environ trois mois, un voyage dans une destination précise se prépare.
«On fabrique les passeports des voyageurs, on organise un défilé de mode pour présenter les vêtements du pays choisis, on prépare la valise, on monte dans l’avion, on visite des villes puis, on termine par un repas à saveur de la destination», ajoute Mme Duran.
Un immigrant provenant du pays en question est également invité à discuter avec les participants sur son pays d’origine. Jusqu’à maintenant, le Mexique, l’Espagne, la France, le Japon, les Pays-Bas et l’Haïti ont été visités. Certains participants ont tellement apprécié cet atelier qu’ils se souviennent de quelques mots japonais.
Afin de développer les sens, un atelier multi-sensoriel a été mis en place. Chaque semaine, les personnes vivent une expérience différentes grâce à l’aromathérapie, aux massages et autres.
Huguette Voyer donne également des cours de musique.
Outre le centre de jour, l’AFSPN offre également un service d’aide à l’employabilité. Un groupe de ce secteur a présenté une pièce de théâtre de marionnettes le 4 juin dernier au Théâtre des Quatre Sœurs.
Cette soirée, organisée dans le Cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées, avait pour but de faire connaître les services de l’AFSPN et de lancer la vidéo promotionnelle de l’organisme. Elle clôturait également le 20e anniversaire de l’AFSPN. Près de 300 personnes y ont assisté.
Toute la pièce de marionnettes a été montée par des bénéficiaires. Ce sont même eux qui ont fait l’esquisse et écrit le scénario. Ils ont été aidés par l’experte en marionnettes, Marie-Élaine Rhéault.
Les membres de ce service jardinent une fois par semaine.
Des plateaux de travail sont aussi mis en place. «Certaines garderies nous paient pour laver et désinfecter les jouets, affirme l’agent de service d’aide en employabilité, Dominic Rozon. On essaie davantage de développer ce service puisque ça permet à des entreprises d’accomplir certaines tâches à moindre coût et ça valorise nos bénéficiaires.»
L’entreprise Papoum Papoum a également un plateau de travail interne pour la confection de ses poupées.
Certains bénéficiaires jouissent également de plateau de travail externe. Il s’agit en fait de stage dans une entreprise, dans les écoles ou dans des organismes.
Le troisième volet de l’AFSPN est le service d’aide à l’emploi. Ce service permet à des gens handicapés mentaux ou physiques de se trouver un emploi. Il est donc possible de rédiger son curriculum vitae, de passer des tests d’évaluation et d’effectuer des recherches.
«Notre problème n’est pas de trouver des entreprises désirant engager des personnes avec un handicap, mais plutôt de trouver des participants», a indiqué une agente du service d’aide à l’emploi, Lyse Jarry.
L’AFSPN se fait le relai entre l’employeur et le travailleur. «Une personne qui subit un accident peut venir chercher notre aide ou quelqu’un qui a une oreille sourde est également admissible à nos services, ajoute Mme Jarry. Nous n’aidons pas seulement les gens ayant des handicaps majeurs.»
De l’aide de la Banque Nationale du Canada
La Banque Nationale du Canada a donné une journée de bénévolat ainsi que 5000 $ à l’AFSPN. Dans le cadre de la Semaine de la diversité de la Banque Nationale, les employés de l’institution financière ont construit un patio avec les employés et les bénéficiaires de l’AFSPN.
Pour obtenir davantage de renseignements sur l’AFSPN, il faut téléphoner au 819 983-6373.