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Le Marché Notre-Dame est ouvert pour une troisième année!

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 20 juin 2008 à 13:21
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Le Marché Notre-Dame est ouvert pour une troisième année!
Il n'y a pas qu'à l'épicerie que l'on peut acheter ses fruits, ses légumes ou ses viandes. Le Marché public Notre-Dame tentera d'attirer les curieux pour une troisième année de suite cet été, avec ses multiples trésors alimentaires et gastronomiques.
En plus de compter sur la présence de producteurs revendeurs, le public saluera le retour des producteurs agricoles de l'Outaouais au Marché, car ils se pointeront dès le dimanche 29 juin lors des "Journées producteurs". «Notre plan de développement prévoyait le retour des producteurs agricoles et le recrutement d'une offre alimentaire complémentaire, comme la boucherie», explique le président de l'Association des gens d'affaires et professionnels du Vieux-Gatineau (AGAP), Louis Prud'homme. «Grâce aux efforts de notre équipe de travail et de nos partenaires, nous fiers cette année de constater le retour des producteurs régionaux.»



M. Prud'homme a rappelé jeudi soir lors de l'ouverture officielle, que le Marché Notre-Dame est né d'un projet-pilote lancé en 2006. Depuis deux ans, l'AGAP chapeaute cet immense marché situé au 330, rue Notre-Dame.

Le slogan 2008 du Marché est «Goûtez un monde meilleur», un thème qui tombe à point dans un contexte de "retour au terroir" que prônent plusieurs amants de la table de la région. Le porte-parole du Marché Notre-Dame, le chef-formateur Gaëtan Tessier, est un de ceux qui défendent les intérêts des producteurs qui enjolivent nos palais, lui qui siège à la Table de concertation agroalimentaire de l'Outaouais.

«C'est quelque chose qui est flatteur parce que depuis 20 ans, je prône le défi pour les petits producteurs de travailler. Je dis souvent que ces producteurs travaillent matin et soir sans toujours se rendre compte de ce qu'ils font. […] Ces gens-là font des trésors, des choses incomparables qui sont propres à ici, à la couleur locale qu'on a», nuance-t-il.

«Je dis toujours à mes élèves que je suis un peintre et que sans couleurs, je ne peux rien faire Les couleurs, ce sont ces gens-là, ces artisans-là, qui travaillent à tous les matins pour nous autres, pour notre bonheur, pour le bonheur de notre bouche, lance-t-il. Et c'est certain qu'en tant que représentant de la Table de concertation agro-alimentaire, je suis heureux de voir que dans un si beau marché, des producteurs vont venir vous montrer ce qu'ils sont capables de faire!»

Des producteurs de tout acabit (miel, sanglier, fruits, légumes) viendront étaler leur caverne d'Ali-Baba sous les yeux des consommateurs et des touristes, qui sont bien entendu visés par l'AGAP. Selon la directrice générale par intérim de l'AGAP, Pauline Bouchard, ce projet est un exemple de ce que le milieu peut faire pour revitaliser des secteurs oubliés quelque peu par leurs propres résidents.

Le Marché est aussi un moyen pour les familles de renouer avec leurs racines profondes et de comprendre comment leurs aliments prennent vie. «Je trouve ça le fun aussi pour nos petits bout-d'chou qui poussent et qui se rendent compte que des confitures, ou du sanglier, ça ne vient pas dans un pot; y'a quelqu'un qui va les ramasser, qui les travaille, qui les cuisine!», glisse le chef Tessier.

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