Robby Johnson-Courtemanche face à la musique… grâce au cinéma!
Le grand gagnant du dernier Gala des Oscars du cours de cinéma de l'école secondaire Mont-Bleu, Robby Johnson-Courtemanche, voulait abandonner l'école il y a deux ans. Ça c'était avant qu'il rencontre son prof de français et de cinéma David Martin, grâce à qui sa matière grise fourmille de projets musicaux…
Robby a mis la main sur les statuettes du meilleur acteur et de l'élève de l'année le 9 juillet lors du flamboyant Gala des Oscars. Pour le jeune homme qui aura bientôt 17 ans, c'était la consécration d'un changement de philosophie entrepris à la fin de son secondaire 4, époque où il a connu le passionné prof David Martin. Ce dernier lui a donné le coup de pied aux fesses dont il avait besoin pour ne pas quitter l'école. Ainsi, au lendemain de la fin de son secondaire, Robby est fier de dire que ses notes sont passées de 40 à 80-90% en un an et que son attitude est complètement différente!
Suffisait d'un déclic: «Le cours de cinéma m'a appris à être mieux organisé», avoue celui qui ne faisait pas ses devoirs et qui créait de la musique comme un forcené jusqu'aux petites heures en arrivant de l'école. Depuis l'âge de 11 ans, Robby a en effet enregistré 500 morceaux grâce à son clavier et il a composé des "beats" pour des jeunes artistes de la région.
«Le cours m'a amené à Hollywood, ça m'a motivé dans mes projets (voir plus bas), ça m'a dégêné, ça m'a aidé à surmonter les obstacles… Dans le film pour lequel j'ai travaillé 400 heures en trois semaines (dans le cadre de son cours), je devais pleurer, crier, eh bien je l'ai fait et j'ai gagné meilleur acteur! J'en ai rêvé la nuit! Ç'a dépassé toutes mes attentes. Si j'avais pas eu ce cours-là, j'aurais lâché l'école, je serais peut-être devenu un "bum"!», ajoute Robby, qui a compris que l'équilibre dans la vie est primordial pour réussir.
Des projets et encore des projets
Robby a une "gueule convaincante". Probablement qu'il arriverait à vendre de la glace à Agaguk! Et cet optimisme provient de la tonne de projets qui germent en lui. Le plus ambitieux d'entre eux est d'aller suivre un cours de technique musicale d'un an à Hollywood, le "paradis sur Terre" selon lui. Pour cela, il devra amasser 35 000$ pour les frais de cours, la bouffe et le logement. Son but est de devenir technicien-réalisateur-gérant-compositeur! Il veut essayer, ce serait-ce que pour les souvenirs et se dire qu'il a donné son maximum pour sa passion.
D'ici là, il prendra une année sabbatique, car il doit avoir 18 ans pour suivre ce cours. Mais il ne se tournera pas les pouces! «Je vais ramasser l'argent dont j'ai besoin, voyager et me faire des contacts pour pousser mes projets», indique-t-il. Et ce n'est pas la volonté qui lui manque…
De plus, il bosse présentement avec deux jeunes artistes, soit Charles-Emmanuel Charbonneau (un rappeur francophone) et une certaine Mouna avec qui il a étudié (la plus belle voix qu'il a entendue de sa vie!). Il aimerait bien enregistrer des trucs avec eux et, qui sait, fournir des musiques à d'autres talents régionaux! «Je veux prouver que si on est passionné, organisé, qu'on a des contacts et que c'est bien fait, ça peut marcher», tranche avec maturité Robby, qui vise le marché français et américain.
Robby souhaite que sa musique ne sonne comme aucune autre et que le public la ressente un jour, en plus de l'écouter. Pour cela, il usera d'ingéniosité et de la carte cachée qui permet à des artistes d'empocher des millions: l'entrepreneurship!
Pour encourager Robby: robbyjohnson@live.ca
jean Sébastien Désir
Commentaire mis en ligne le 31 juillet 2008thats my robby!:P