Le film L’Événement déçoit et mêle davantage qu’il ne captive…
Une intrigue et un événement… qui nous laissent sur notre faim
Qui ne se rappelle pas d’avoir eu des frissons dans le dos en visionnant des films comme Le Sixième sens, Signes ou L’indestructible ? Probablement peu de gens, car les longs métrages du réalisateur et scénariste Night Shyamalan sont souvent du bonbon pour les amateurs de thriller ou de suspense.
Mais, comble de déception, cette fois-ci, avec L’Événement (version française de The Happening), arrivé sur les écrans de cinéma le vendredi 13 juin (dès le départ, la date de sortie faisait saliver…), la recette n’a visiblement pas levée autant. Pourtant, même si on sait tous qu’il s’agit d’une tactique publicitaire, la bande-annonce du film piquait la curiosité au plus haut point.
L’histoire s’amorce à New York, en plein cœur du réputé Central Park, lors d’une matinée qui semblait si paisible. Jusqu’à ce que le pire et l’inimaginable ne survienne, en l’espace de quelques minutes. Un vent inhabituel se lève soudainement, puis les citadins s'immobilisent, avant de reculer quelque peu puis de se donner tout froidement la mort, que ce soit en se tirant une balle dans la tête, se pendant à un arbre ou de bien d’autres sordides manières. En quelques secondes, c’est la folie dans la Grosse Pomme, et les médias annoncent que cette «épidémie», si l’on peut l’appeler ainsi, se propagera fort probablement à toute la côte Est des États-Unis. Un seul mot peut décrire la suite: panique.
Un enseignant de sciences à Philadelphie, Elliott Moore (Mark Walhberg), se retrouve lui aussi piégé dans cette imminente catastrophe, qui, selon certains, aurait été provoquée par une arme bactériologique capable de tout dérégler le fonctionnement du cerveau humain. Elliott fuit alors la ville en toute vitesse avec son épouse Alma (Zooney Deschanel), l’un de ses collègues de travail ainsi que la fillette de celui-ci. Peu à peu, presque tout le monde meurt, et on chuchote qu’il s’agirait de causes naturelles ou environnementales.
Assis sur notre banc de cinéma, on a l’impression qu’après tout ce dont on a été témoin, on finira, avant que le générique final n’arrive, par avoir droit à des explications, aussi ambiguës soient-elles, pour expliquer cette immense vague de suicides. Rien. Voilà ce qui se passe. Même les hypothèses sont absentes? Non, ça, les personnages de L’Événement en énoncent à maintes reprises, mais aucune ne semble cohérante.
Et que dire des acteurs, mis à part qu’ils ont presque l’air d’être de marionnettes ou de morts vivants (sans vouloir faire un drôle de lien avec l’histoire) à certains moments? Mark Walhberg est loin d’y jouer le plus grand rôle de sa carrière.
Cependant, un petit bémol, parce que les goûts ne se discutent pas, comme on dit, ce film mérite d’être vu lorsqu’il sortira sur les tablettes de votre vidéoclub favori, d’ici quelques mois. Qui sait, peut-être l’adorerez vous, au point de vouloir le revoir une seconde et même une troisième fois… À moins que vous ne faisiez ce geste parce que vous tentez désespérément de comprendre enfin quelque chose dans ce long métrage…
C’est bien dommage, mais sur une échelle de dix étoiles, ce film en mérite six.