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Adojeune jase intelligemment de toxicomanie aux jeunes

Des bénévoles sont nécessaires pour cet automne

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 8:59
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Adojeune jase intelligemment de toxicomanie aux jeunes
Des bénévoles sont nécessaires pour cet automne
Les ateliers sur la toxicomanie d'Adojeune sont très populaires dans les écoles primaires et secondaires de la Commission scolaire des Draveurs. Le coordonnateur du programme Prisme, l'intervenant Martin Beauvais, a bien hâte de reprendre le collier cet automne, mais il aura besoin d'aide…
Martin doit trouver une quinzaine de bénévoles de tous âges pour sensibiliser les jeunes aux drogues. Le programme Prisme a déjà huit bénévoles universitaires dynamiques dans ses rangs et est prêt à accueillir toute personne capable de faire briller des yeux d'ado avec son énergie et sa soif de connaissances! Et leur degré d'implication dépend uniquement de leur disponibilité et de leur passion… «C'est important pour les jeunes que la personne soit dynamique, car chaque fois qu'on arrive dans les classes, ils disent "Ah! C'est Adojeune!" Ils aiment ça et retiennent les activités et le contenu», de dire Martin.

Prisme débarque dans 26 écoles primaires (58 classes) et dans les quatre polyvalentes de la CSD. Pour le secondaire, Martin n'a pas vraiment besoin d'être épaulé: «La CSD a engagé des intervenants en toxicomanie cette année, alors je fais ça moitié-moitié avec eux. Ça se passe bien! Mais je ne ferme pas la porte à ceux qui voudraient vivre une expérience au secondaire. Même si c'est plus poussé…», prévient-il.

Les bénévoles s'occupent donc exclusivement des ateliers offerts aux jeunes de 6e année, qui feront bientôt le saut à la poly. «Pour donner des ateliers, il faut avoir une formation de base en toxicomanie de 8h; c'est moi qui la donne pour qu'on puisse établir un langage commun. Ensuite, c'est une heure de plus par atelier.»

Ces ateliers traitent de sujets variés qui sont toujours reliés de près ou de loin à la consommation de drogues et de produits énergétiques. Les voici:

-Le premier explique comment le corps humain est constitué et de quelles façons les effets de la drogue agissent sur lui.

-«Le deuxième parle des drogues naturelles, comme l'adrénaline et l'endorphine, et des drogues artificielles qui viennent amplifier leurs effets», explique Martin.

-Le troisième atelier explore toute la question de l'influence des amis. Tout le monde sait que les adolescents sont constamment en quête d'estime d'eux-mêmes et qu'avec le besoin de plaire vient souvent le désir de faire comme les autres…

-«Le quatrième parle des problèmes associés à la consommation, comme les vendeurs. On démystifie c'est quoi, est ce qu'ils peuvent nous forcer à en acheter, comment ils vont s'y prendre?» L'intimidation et la violence font aussi partie de cet atelier…

-Le dernier atelier examine les émotions et les troubles de communication engendrés par la consommation.
Au secondaire
Les ateliers de 6e année sont importants, car ils préparent les jeunes à ceux du secondaire, qui eux, sont encore plus spécifiques. En secondaire 1, Martin Beauvais et les intervenants en toxico passent notamment à travers le tableau des drogues, leurs effets, les dangers d'overdose quand la drogue (légale ou non) et l'alcool sont mélangés et les pilules stimulantes. Il tient à spécifier que l'acteur Heath Ledger est décédé parce qu'il aurait abusé de drogues légales…
En secondaire 2 et pour les plus âgés, Adojeune et les intervenants traitent de la gestion du plaisir en général, dans le sens que de plus en plus de jeunes font du yoyo avec leur cœur grâce aux boissons énergétiques. «Certains en prennent 4-5 de suite et sentent leur cœur battre à 100m/h! Et il y a de plus en plus de cas dans les hôpitaux à cause de ces boissons.» Martin indique aux jeunes qu'ils doivent laisser le temps à leur corps de récupérer et de ne pas se faire avoir par les rêves et l'énergie que la publicité marchande…

Le cycle de l'assuétude est aussi au menu pour les élèves. Martin et ses collègues montrent aux jeunes que la drogue ou les trucs bourrés de caféine et de taurine créent une dépendance physique et psychologique dont il est parfois difficile de se débarrasser. Il leur fait comprendre que la consommation excessive découle de problèmes sérieux, d'anxiété, que la drogue ne règle pas!

«Par exemple, si un gars se fait "dumper" par sa blonde à un party, il a deux choix: tenter d'en parler ou se péter la face. Ça fait du bien, mais le lendemain, tu te réveilles et le problème est encore là et ta blonde est partie, image-t-il. Et au bout d'un temps, quand tu vis ce cycle-là, y'a des problèmes parasitaires qui s'installent: manque d'argent, chicanes avec la famille, consommation à l'école…»
Les bénévoles d'Adojeune feront tout ce qu'ils peuvent pour que les jeunes ne traversent pas cet enfer! Intéressé à rejoindre l'équipe? 819 568-4499.

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