Un film sur les sardines?
Les réalisateurs Luke Cresswell et Steve McNicholas sont connus pour avoir créé STOMP, le spectacle de percussion qui a fait vibrer la planète entière. Cette fois, c'est à travers une autre sorte de rythme qu'ils veulent transmettre une émotion aux spectateurs: le rythme des bancs de sardines!
Aussi improbable que cela puisse paraître, Imax présente un film qui a pour sujet principal ces petites bêtes, mieux connues pour être entassées dans une boîte en métal que pour être l'objet d'œuvres cinématographiques.
Mais ce film, Océan Sauvage, va bien au-delà des premières apparences. D'abord parce qu'il nous transporte «là où l'Afrique rencontre la mer», et «là où la culture zulu et la culture occidentale partagent un lien: la mer».
Dans cette contrée bordée d'eau de l'Afrique du Sud, des milliards de sardines migrent chaque année. Tous les animaux du royaume marin et aérien donnent alors des signes précurseurs de la venue de ces petites bêtes qui sont sources de protéines pour tous les prédateurs qui se trouvent en haut de la chaine alimentaire.
Les baleines sautent hors de l'eau, les requins deviennent doublement frétillants, les dauphins sortent en troupeau et les fous du Cap, dont le corps aérodynamique peut plonger dans l'eau à une vitesse de 50km/h, sont au qui-vive pour obtenir leur part de l'appât.
Parmi les prédateurs se trouve aussi l'homme, dont la surpêche a depuis longtemps brisé le cycle de la vie. Et quand l'homme prend à la mer sans rien ne lui rendre en retour, la nature se doit de lui faire comprendre, tôt ou tard, que les ressources ne sont pas toujours si illimitées qu'on le croit.
Les bancs de sardines, qui peuvent s'étendre jusqu'à 16km de superficie et dont la vision ressemble davantage à une marée noire qu'à un maillon de la chaîne alimentaire, devient en quelque sorte un prétexte pour sensibiliser les humains à la nécessité de protéger nos océans, et d'assurer leur santé.
Si les deux réalisateurs de ce film présenté en version dôme ont choisi de délaisser leurs percussions improvisées pour s'intéresser à la vie océanique, ils n'ont pas pour autant mis de côté leurs oreilles musicales. Les rythmes, souvent aux saveurs africaines, s'entremêlent aux sons naturels des bancs de dauphins, des déplacements des sardines ou des chants africains.
L'harmonie se reflète aussi dans les images, souvent prises sous l'eau, mais qui chaque fois montre l'amplitude d'une terre plus grande que nature, et d'un monde aquatique sans égal.
Un film à voir sur écran Imax jusqu'au 28 août. Monstres de la mer: une aventure préhistorique et Grèce: Les secrets du passé sont également à l'affiche cet été.