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La St-Vincent-de-Paul pourra aider encore plus de gens

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 30 juin 2008 à 9:00
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La St-Vincent-de-Paul pourra aider encore plus de gens
Quatre employés du comptoir St-Vincent-de-Paul font du tri de vêtements. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
La St-Vincent-de-Paul pourra aider encore plus de gens
Avec un nouveau local beaucoup plus grand, encore plus de gens pourront se procurer vêtements, jouets, meubles et autres au comptoir St-Vincent-de-Paul situé dans le secteur Buckingham.
Ouvert officiellement depuis quelques semaines, le nouveau comptoir est maintenant situé au 438, avenue de Buckingham. La superficie du local est de 4400 pieds carrés, avec un sous-sol de la même grandeur.

Le comptoir de Buckingham existe depuis 2001. Depuis sa création, l'ancien local était devenu beaucoup trop petit. «Quand le comptoir de Buckingham a été créé, il y avait trop de choses à Gatineau et il y avait un besoin dans l'est», raconte Jean-Pierre Breton, président du conseil d'administration.

Impossible de dire combien de sacs arrivent au comptoir chaque semaine, mais chose certaine, il ne manque pas de vêtements et autres. Maintenant, le comptoir du secteur Buckingham pourra entreposer des meubles, chose qu'il ne pouvait pas faire auparavant. «Ça a vraiment plus l'allure d'un magasin», croit M. Breton. Selon ce dernier, il est possible pour les gens de se procurer des livres, des jouets, des articles de sport, des meubles et du linge à prix très réduit. «Par exemple, certaines jupes coûtent 2$», mentionne-t-il. L'étage du bas permettra l'entreposage, mais servira aussi à vendre les plus gros meubles.

Selon Jean-Pierre Breton, le comptoir St-Vincent-de-Paul soutient les gens de deux façons. Tout d'abord, dans des cas d'urgence, des bons peuvent être émis pour que les gens ne paient pas. Dans d'autres cas, ça permet aux gens d'avoir une certaine fierté en achetant leurs vêtements, même s'ils sont à moindre prix. Mais M. Breton rappelle que le comptoir n'est pas fermé à personne, peu importe le revenu. «Les surplus monétaires retournent dans la communauté», explique-t-il.

Contrairement à d'autres comptoirs à travers le Québec, celui de Buckingham fonctionne avec des employés réguliers. «On favorise la réinsertion sociale», explique-t-il. Mais les bénévoles, en plus des membres du conseil d'administration, sont toutefois nombreux. Que ce soit des gens qui veulent donner un coup de main, des gens envoyés par le système judiciaire pour des travaux communautaires ou des jeunes qui doivent faire un certain nombre d'heures de bénévolat, chacun a sa raison de contribuer au fonctionnement du comptoir.

Le comptoir St-Vincent-de-Paul a donné l’équivalent de près de 8 700$ en articles à des gens démunis. Les ventes ont par ailleurs atteint 15 000$ l'année dernière. L'organisme contribue aussi dans son milieu, notamment avec la Mie de l'entraide et le Centre Actu-Elle.

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