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Pas toujours facile de percer en danse contemporaine!

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
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Article mis en ligne le 29 juin 2008 à 15:40
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Pas toujours facile de percer en danse contemporaine!
Catherine Gaudet au Danemark.
Pas toujours facile de percer en danse contemporaine!
Karine Desrochers et Nicholas Fillion, deux danseurs spécialisés dans la danse contemporaine, ne pensaient pas monter sur la deuxième marche du podium au Danemark, où ils participaient à un concours chorégraphique.
Karine est native de Buckingham et y a habité jusqu'au moment d'aller étudier à Montréal, où elle a rencontré Nicholas. En juin dernier, ils ont participé à une compétition chorégraphique au Danemark. Ils étaient en fait les interprètes de la chorégraphie de Catherine Brunet. C'est cette dernière qui a remporté la seconde position, avec l'aide des deux danseurs, pour le morceau Grosse Fatigue.

Karine Desrochers pratique la danse depuis sa jeunesse, mais le fait de façon professionnelle depuis une dizaine d'années. Son conjoint, Nicholas, âgé de 35 ans, pratique aussi depuis dix ans.

Même s'ils sont un couple dans la vie, les différents contrats de danse qu'ils obtiennent ne sont pas nécessairement ensemble. «C'est rare qu'on fait un duo», de dire Nicholas.

Pour des jeunes danseurs, faire sa place n'est pas facile et participer à des compétitions comme celle du Danemark ne peut qu'aider à se tailler une place dans un milieu tissé serré. «En étant de la relève, c'est dur d'avoir des contrats et ainsi s'assurer du travail. On doit donc compenser avec autres choses», soutient Nicholas. Ce deuxième prix remporté par Catherine Brunet leur permet ainsi d'avoir de la visibilité. «C'est dur de percer à Montréal», rappelle Karine.

Participer à la compétition au Danemark leur a ainsi permis de rencontrer de nouvelles personnes et de se faire des contacts par la même occasion. «On allait là pour rencontrer des gens, pas pour gagner. Tant mieux si tu gagnes un prix, mais pour nous le but du concours, c'était de faire de nouvelles rencontres», croit Karine.

Obtenir les subventions nécessaires pour faire ce type de voyage est aussi difficile. Le financement arrive souvent à la dernière minute, alors il est difficile de prévoir sa participation à un événement. Par exemple, lors de la compétition au Danemark, ils ont reçu la subvention trois semaines avant leur départ. Ils ont d'ailleurs amené leurs deux enfants à cette compétition. «Je crois que ç'a été un plus pour nous», conclut Karine.

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