François Léveillée "communiquera" avec le public de la salle Odyssée les 8 et 9 août! (Photo: Patrick Voyer)
La communication selon François Léveillée
Avec tous les problèmes de communication humaine que connaît cette petite bête qu'on appelle l'homme, il ne manquait que François Léveillée pour mettre les barres sur les T à l'aide de son humour subtil et de sa musique!
L'humoriste, auteur et metteur en scène s'emparera de la salle Odyssée les 8 et 9 août avec deux musiciens, un guitariste (Nicolas Guimont) et un contrebassiste (Jean-François Valade). Oui, dans ce show où la communication passe dans le tordeur, les notes sont omniprésentes! En fait, c'est un condensé de tout ce qu'il nous a présenté dans le passé, sauf que la musique est mieux utilisée.
«C'est un nouveau spectacle; y'a un numéro et demi tiré du dernier spectacle et du DVD, mais y'a 1h de matériel neuf, explique-t-il. Et la dynamique de la musique est nouvelle. Je suis guitariste de formation et j'ai toujours rêvé d'en faire sur une scène, alors je me fais plaisir en jouant avec deux musiciens. Alors, au lieu d'avoir une bande sonore, je me sers des musiciens pour faire des liens et pour faire des numéros musicaux. Et le guitariste chante super bien, alors on fait aussi des duos de balades. C'est convivial, je me sens à l'aise avec les gars», avoue celui qui croit que les collectionneurs de guitares seront impressionnés par le décor…
Le thème de la communication est surgi naturellement dans la tête de François Léveillée et s'avère une continuité de ses anciens shows, où il arrivait à parler pendant des heures des relations de couple sans que cela soit redondant ou ennuyant.
Délaissant un peu les couples, il traitera notamment ici des accommodements raisonnables: «Je me sentais forcé d'aborder ce sujet-là, mais d'une manière différente. Moi, je dis qu'avant de s'accommoder avec les autres, on devrait s'accommoder entre nous…», philosophe-t-il. Pour en rire plutôt qu'en pleurer, il se servira de son personnage du prof d'école, qui est maintenant rendu à l'école privée...
Le vétéran des planches partage aussi sa vision globale du Québec, des années 70 à aujourd'hui, en affirmant que l'expression «Maîtres chez-nous» et le concept de la régionalisation se perdent. «Il y a 22 régions culturelles au Québec, mais là, on a l'impression qu'il en reste juste deux: Montréal et le reste. On devrait refaire nos devoirs et permettre aux régions d'avoir droit de parole pour leur donner l'impression qu'elles existent! Car on dirait que si t'es pas sur le "beat" de Montréal, t'es rien! Et je ne trouve pas ça correct», s'insurge-t-il.
François Léveillée parle de laïcisation, avec son animateur de pastorale Aimé D'amour, qui tente de sauver sa job dans cette époque où on retire les crucifix des écoles… Ensuite, il prouve que la communication ne se fait également entre l'émetteur et le récepteur de nos jours!
«Y'a aussi Bob Cashflow qui revient parler de santé. Il a eu les résultats des examens médicaux qu'il a passés dans le dernier spectacle et décide de faire de l'automédication! Le médecin lui dit qu'il est en parfaite santé et il ne l'accepte pas! Alors pour lui, c'est fini les médecins et il s'occupe de lui, tant sur le plan physique que psychologique.»
«Dans le fond, je brosse un tableau de ce qu'on est. Les humoristes ont toujours été des baromètres de la société. Et moi, je ne suis pas moralisateur, je tire mes conclusions, je n'essaie pas de trouver des coupables. Tout le monde y trouve son sens. Et après le spectacle, les gens réagissent, ils me disent qu'ils ne sont pas d'accord avec certaines choses. On en discute et ça me fait plaisir, on fait un partage à travers ces discussions-là et je grandis grâce à ça. Et ça rejoint un peu ce que je veux dire: que si on se parlait, ça irait mieux.»
François Léveillée fait partie du Grand rire, présenté le 2 juillet, et sera ensuite en spectacle à la salle Odyssée les 8 et 9 août. Infos: 819 243-2525 ou maisondelaculture.ca