Louise Poirier quitte ses fonctions de conseillère municipale avec humilité. (Photo: Daniel LeBlanc)
Un retour aux anciens amours pour Louise Poirier
«Je connais ce milieu-là et je vais replonger dedans avec plein de dynamisme», voilà comment la conseillère municipale du district de l’Orée-du-Parc, Louise Poirier, se sent par rapport aux fonctions de commissaire au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), un emploi qui l’attend dès la mi-août.
Louise Poirier, qui a annoncé sa démission le 23 juin, à la grande surprise de plusieurs membres du conseil municipal, avait dit dès le début qu’elle avait reçu une offre qu’elle ne pouvait refuser. En entrevue avec La Revue, elle confirme ses dires. «C’est comme ta maison, tu vis dedans mais elle n’est pas à vendre. Mais à un moment donné quelqu’un passe devant et tombe en amour avec, et il te dit qu’il t’offre tel montant parce qu’il la veut. Elle n’était pas à vendre, mais tout à coup l’opportunité se présente et tu te dis pourquoi je ne la vendrais pas car ça me permettra peut-être d’acheter une meilleure maison pour moi», lance-t-elle.
Celle que beaucoup voyaient comme candidate à la mairie de Gatineau en novembre 2009 affirme d’emblée que la décision de quitter la politique n’était pas planifiée, loin de là. «Je ne savais pas du tout ce que j’allais faire lors de la prochaine campagne électorale», soutient-elle, précisant qu’on ne lui a donné que quatre jours à peine pour faire un choix. «Ç’a été quatre jours déchirants à faire le plus et le moins, et à commencer à faire, à un moment donné, mon deuil de la vie politique», déclare celle qui occupera encore pour une quarantaine de jours son poste de conseillère municipale, de présidente de la STO et de la Corporation de l’aéroport exécutif de Gatineau-Ottawa.
«Je sors grandi par rapport au moment où je suis entrée. Pour moi, ç’a été une expérience très positive et je suis plus forte depuis que j’ai fait de la politique», dit-elle, avouant que son départ imminent la rend un peu triste. Elle espère aussi conserver tous ses amis et affirme qu’elle demeurera toujours aussi passionnée pour certaines causes. «Sans bénévoles, on ne ferait rien», ajoute-t-elle. Mme Poirier se refuse à dire qu’elle quitte en raison d’un mauvais climat à la table du conseil. «J’ai réussi à faire tout le travail que j’ai voulu faire, et j’ai eu du plaisir fou à le faire. Tous les dossiers qu’on m’a confié, j’ai réussi à les faire travailler et les faire cheminer», s’exprime-t-elle d’un air convaincu.
Louise Poirier, qui entrera dans ses nouvelles fonctions le 11 août, préfère ne pas commenter la très récente décision du CRTC par rapport au réseau de télévision TQS. «Je préfère m’abstenir de tout commentaire, car je n’étais pas à l’intérieur des discussions», dit-elle. Soulignons que l’organisme fédéral a accepté que l’entreprise Remstar acquiert la cette chaîne généraliste du Québec, sous certaines conditions. Toutefois, Mme Poirier soutient avoir bien hâte de travailler sur des dossiers tels l’étude des nouvelles technologies ainsi que la téléphonie. Mme Poirier affirme avoir d’ores et déjà assisté à quelques audiences du CRTC à Gatineau.
Que pense-t-elle des médias d’aujourd’hui? «Je trouve que les médias doivent rapidement s’adapter aux nouvelles technologies et en même temps, ils sont à cheval entre les moyens traditionnels et les nouvelles technologies», souligne-t-elle, déclarant du même coup que la population n’a d’autre choix que de s’y adapter.
Rappelons que Louise Poirier, qui est mère d’un garçon et d’une fille tous deux âgés dans la vingtaine, a occupé les fonctions de conseillère municipale (à Gatineau et dans l’ex-ville de Hull), en plus d’avoir entres autres travaillé pour Radio-Canada, le journal Le Droit, Télé-Québec ainsi que de nombreux magazines.