Le mentorat électronique d'Academos: un atout pour les jeunes!
Les ados ou les jeunes adultes à la recherche d'un emploi ont parfois besoin de simples informations spécifiques sur tel ou tel domaine pour s'aiguiller. Le site de mentorat Academos leur offre cette possibilité maintenant, pas quand leurs études sont terminées et qu'il sera peut-être trop tard pour reculer!
Academos vise les jeunes de 14 à 30 ans, qui ont le choix entre 1200 mentors (l'objectif est d'en avoir 2000!) provenant de toutes les sphères. Ces bénévoles peuvent accompagner quatre jeunes au maximum en même temps et leurs échanges peuvent être brefs ou plus longs. Chaque cas est différent et tout dépend des besoins ou de la curiosité des jeunes! Tout se fait confidentiellement, de façon sécuritaire…
«Je suis allée voir sur le site et je me suis dit que quand j'étais étudiante, j'aurais aimé avoir accès à des gens comme ça pour connaître le quotidien de ces gens-là. Car, oui, il y a la théorie, mais la pratique ne s'apprend pas à l'école, faut la faire sur le terrain», estime la muséologue Sylvaine Champagne, mentor et chef de développement de produits au Musée des sciences et de la technologie. Elle a aidé dix jeunes en trois ans jusqu'à présent, et quelques-uns d'entre eux ont sollicité son aide à plusieurs reprises.
«Moi, je voulais partager ma passion, parce que j'aime ma job, alors autant la faire avec passion», lance Éric Girouard, physiothérapeute et mentor depuis six mois. «Peut-être que si quelqu'un m'avait conseillé, mon parcours aurait été différent…», ajoute-t-il, en glissant qu'on lui demande des fois à quoi ressemble une journée typique ou combien il gagne.
Les deux s'entendent pour dire que ce service gratuit est essentiel pour des jeunes dans le doute qui hésitent entre telle ou telle direction. «Ceux que j'ai aidés sont surtout des jeunes du secondaire qui cherchent à s'orienter, poursuit Éric. Ils me demandent souvent quelles sont les qualités que ça prend; j'aime cette question, car ça prend une approche spéciale dans mon travail. La première chose que je fais est de prendre contact avec la personne, pas de parler blessure… Alors je leur dis qu'ils doivent connaître la personne, pas juste la blessure, car en connaissant le tout, tu pourras mieux traiter. On traite des humains après tout…»
«En muséologie, ça l'air con à dire, mais il faut être bilingue. Je te garantis que je ne ferais pas ce métier-là si je ne l'étais pas!, précise Sylvaine Champagne. Après, ça dépend des métiers et d'où tu travailles; entre un gros musée gouvernemental et un petit musée privé, ce n'est pas la même affaire, faut s'adapter! Dans les qualités requises, il y a le leadership, la discipline et l'humour pour dédramatiser les situations…»
C'est un peu ce genre de contenu qu'ils livrent aux jeunes. Cela peut changer d'une personne à l'autre, mais l'important est d'être intéressant et motivant en tant que mentor. «Quelqu'un qui est en début de carrière va avoir une perception différente, comme quelqu'un en fin de carrière, mais les deux se valent», tranche Sylvaine.
Les deux mentors aiment bien la flexibilité que leur offre leur bénévolat. Ce sont eux qui décident quand ils sont disponibles pour les jeunes et les règles qui régissent Academos sont strictes et évitent les débordements style: "Pouvez-vous faire mon devoir à ma place?"
De plus, quand un mentor est à l'aise dans son rôle et que les jeunes le lui rendent bien, ils peuvent prendre les devants et les questionner à leur tour. Ces échanges sont très formateurs pour les jeunes, car c'était comme s'ils étaient en stage… à distance!
Pour vous impliquer: academos.qc.ca