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«Il faut se relever les manches»

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 8 juillet 2008 à 11:08
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«Il faut se relever les manches»
Avec un taux de réussite avoisinant les 40% en mathématiques 514, la Commission scolaire des Portages de l'Outaouais devra trouver des solutions pour améliorer ces résultats aux examens du ministère.
«En mathématique 514, on note une baisse qu'on ne peut pas passer dans l'oubli, indique la directrice du Service des ressources éducatives, Lucie Demers. C'est une baisse inquiétante. Il faut se relever les manches et redoubler d'effort.»

Mme Demers indique que la CSPO travaille la question depuis quelque temps et que des solutions sont en train d'être mises de l'avant. Ce n'est pas juste une question de mathématiques de 5e année, note-t-elle.

«Il faut reprendre tout le cycle de planification, affirme Lucie Demers. Il faut accentuer les efforts à tous les niveaux. Ce sont des résultats qui se préparent sur plusieurs années», confirme la directrice générale de la CSPO, Lucie Lafleur. La CSPO entend donc travailler sur l'apprentissage des mathématiques dès le plus jeune âge, en s'assurant que la matière soit bien saisie avant de passer à un autre niveau.

Des mesures seront mises en place, assure Lucie Demers, pour éviter d'autres résultats semblables. «Les modifications à apporter, c'est de rester attentif. On a mis en place un système qui permet de prendre le pouls en cours d'année. C'est quelque chose qu'on fait déjà, mais il va falloir redoubler d'attention.»

Pour les autres résultats, la CSPO se réjouit des notes obtenues qui ont pour plusieurs augmenté par rapport à ceux de l'an dernier. Mme Demers indique par contre qu'elle est consciente que certains établissements en particulier devront travailler certaines matières. «Le français, les mathématiques et les sciences restent des priorités pour nous», affirme-t-elle.
CSD
Du côté de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), le président, Julien Croteau s'est réjoui des résultats globaux lors des examens du ministère, où la CSD se retrouve dans la moyenne du Québec.
Seul le cas de la polyvalente Le Carrefour en mathématiques est inquiétant. À la CSD, on indique que plusieurs facteurs, notamment l'absence des professeurs de mathématique durant cette période, expliquent ce résultat et que des mesures sont déjà prévues pour améliorer la situation.

«On travaille un plan d'ensemble, indique le directeur général de la CSD, François Jetté. On suit la situation de près pour toutes nos écoles. On travaille aussi avec les familles pour que les élèves soient là.» Ce dernier indique aussi qu'un partenariat a été développé avec l'UQO qui permettra l'engagement de sept professeurs en mathématique. «On travaille fort au niveau de la qualification de notre personnel.»



À la CSD, c'est principalement la question de la diplomation qui inquiète, alors que 45,2% des élèves obtiennent un diplôme en cinq ans. «On a été sensibilisé à ces résultats dès le printemps, affirme M. Croteau. Le nouveau plan stratégique va tenir compte de ces enjeux-là.»

Ce dernier mentionne que la solution ne doit pas seulement venir de la commission scolaire. «Il faut que la réussite éducative des élèves devienne la priorité de tous les acteurs du cheminement. Il faut sensibiliser les gens au-delà de l'école. Il faut mobiliser la communauté et les parents. Ce qui influence le plus l'élève, ça reste encore le milieu familial.»

Il croit d'ailleurs qu'il ne faut pas parler de doubleur dans le cas des élèves qui prennent plus de cinq ans pour obtenir leur diplôme. L'étalement de la durée des études est un phénomène de société qu'on voit autant au cégep et à l'université qu'au secondaire. «C'est le mode de vie que les jeunes ont adopté.»

C'est pourquoi des mesures comme le programme 16-24, qui aide les jeunes à revenir aux études, ou la promotion de la formation professionnelle et technique, peuvent être des solutions pour aider les jeunes à décrocher leur diplôme, même si c'est en plus de cinq ans.

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