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L’avenir s’annonce rose pour les Cercles de Fermières!

Un vent de renouveau souffle en Outaouais

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 9 juillet 2008 à 7:43
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L’avenir s’annonce rose pour les Cercles de Fermières!
Carmen Gilbert a foi en l'avenir des Cercles de Fermières de l'Outaouais. (Photo: Patrick Voyer)
L’avenir s’annonce rose pour les Cercles de Fermières!
Un vent de renouveau souffle en Outaouais
L’Outaouais est peut-être une des régions où les Cercles de Fermières sont les moins "populeux", ils ne sont pas les moins énergiques! Tellement, que l’avenir s’annonce ensoleillé, même dans une époque où la relève "bénévoleuse" est rare!
Les Cercles de Fermières du Québec est une association regroupant 25 fédérations à travers le Québec et 38 000 membres. En Outaouais, près de 650 membres sont disséminés dans les Cercles d’Aylmer, Buckingham, Chénéville, Fassett, Gatineau, Maniwaki, Masson-Angers, Montpellier, Notre-Dame-de-la-Salette, Papineauville, Perkins, Ripon, Saint-André-Avellin, Sainte-Cécile-de-Masham, Val-des-Bois, Thurso et Touraine.

La personne-ressource pour la région, Carmen Gilbert, entame son 6e mandat avec confiance, car ce qu’elle voit se dessiner depuis trois ans la comble. «Nous recherchons de meilleures conditions pour la femme et la famille et nous travaillons à la transmission du patrimoine culturel et artisanal. Surtout que de nos jours, la femme n’a presque pas le choix de travailler à cause du coût de la vie!», lance Mme Gilbert.

Son but spécifique pour redorer le blason de l’Outaouais était de dynamiser les dirigeantes des Cercles locaux pour qu’elles impliquent davantage leurs membres dans des activités utiles à la communauté. Ainsi, les Cercles aident la Fondation Mira (récupération de cartouches d’encre vides et de cellulaires usagés), la Fondation OLO, l’Association des femmes vivant en milieu rural (ACWW), la lutte au cancer, l’environnement, les hôpitaux (elles font des tricots pour les nouveau-nés), la DPJ (elles confectionnent des doudous et des baluchons aux enfants) et les aînés (couverture de pieds et liseuse).

«On essaie aussi de recruter depuis 3-4 ans, de sorte que nos membres rajeunissent! Avant, nous avions juste des femmes âgées (jusqu’à 88 ans) ou des femmes qui venaient de prendre leur retraite. Mais là, on a des membres en bas de 20 ans», note-t-elle fièrement. Carmen Gilbert est heureuse de constater que les techniques des arrières-grands-mères et des grands-mères de jeunes filles se passent de génération en génération. Afin de pousser encore plus loin ce volet présent et futur, un concours provincial annuel est organisé pour des fillettes de 6 à 13 ans. Cette année, elles devaient faire un foulard… aidées bien sûr de leur famille!

«On va aussi dans les écoles, poursuit Mme Gilbert. On choisit des projets qui ne coûtent pas trop cher avec les professeurs, comme pour la Fête des mères ou Noël… On fait des cartes… L’important est qu’elles travaillent de leurs mains et comme ça, il y a peut-être moins de jeunes qui traînent dans les rues.» Mme Gilbert remarque que les jeunes filles qui se pointent aux rencontres par curiosité retournent surprises et enrichies à la maison! En plus de stimuler leur créativité, les activités proposées par les Fermières leur changent les idées et les sortent du cadre scolaire. «Elles ne pensaient pas que c’était ça! Et même les adultes… Les gens nous voient un peu comme des commères, mais on est dynamiques ensemble!», nuance Mme Gilbert en riant.
Et les hommes?
Les avis sont partagés au sein de l’association provinciale sur le sujet des hommes: certaines déléguées régionales aimeraient que bien que les hommes puissent devenir membre, mais d’autres ne veulent toujours rien entendre. Le plus ironique là-dedans est que les Cercles ont été créés en 1915… par des hommes! Les agronomes Alphonse Désilets et Georges Bouchard mettaient ainsi sur pied les Cercles de Chicoutimi, Roberval, Champlain, Saint-Agapit et Plessisville.
«À l’époque, les hommes partaient dans les chantiers, alors les femmes les voyaient pendant 5-6 mois. Les deux agronomes trouvaient que les femmes s’ennuyaient, alors ils ont décidé de les réunir. Ça leur faisait une sortie et du social en même temps, explique Mme Gilbert. Et comme remerciement, les femmes veulent pas accueillir d’hommes comme membres… même si plein de maris de Fermières leur donnent un coup de main!»

«On a demandé s’ils pouvaient au moins être membre honoraire, mais on a reçu un "non" catégorique et non discutable! Moi je serais pour ouvrir au changement, avoue Carmen Gilbert. Certains hommes tricotent bien, au métier aussi, et ils cuisinent mieux que les femmes, alors il faut rendre à César ce qui appartient à César. Mais là, c’est: "Oui, tu peux venir. Mais tu ne seras jamais membre!"»

Mis à part cela, Carmen Gilbert voit l’avenir d’un bon œil. «Oui, car les plus jeunes commencent à embarquer, la relève sera là», conclut-elle.
Carmen Gilbert aimerait bien atteindre le plateau des 700 membres cette année. Si vous avez 14 ans et plus et que vous désirez entrer dans le Cercle des Fermières le plus près de chez vous, contactez-la au 819 281-9025. Infos: www.cfq.qc.ca

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