Une solution rapide et sécuritaire pour le train HCW
La Compagnie du Train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield a présenté cet après-midi à la Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais, une solution pour relancer sans tarder la saison du p'tit train suédois. La CCFO aura un mois pour y répondre, elle qui possède le premier droit de refus.
Cette solution comprend deux volets: un acheteur fortement intéressé et des travaux plus courts que ce qu'avait anticipé la CCFO pour stabiliser le glissement de terrain, survenu à Chelsea le 23 mai.
Lors de cet événement fâcheux, les propriétaires de la Compagnie du train à vapeur HCW avaient démontré l'intention de vendre l'entreprise. «Notre choix le plus sincère était qu'un nouveau promoteur maintienne le train touristique en Outaouais et surtout maintienne les excursions panoramiques entre Gatineau, Chelsea et Wakefield. Aujourd'hui, notre souhait devient réalité: nous avons reçu une offre importante de la part d'un promoteur de Gatineau, dont nous ne pouvons dévoiler l'identité. Ce dernier souhaite maintenir le train sur pied en région et le remettre sur les rails le plus tôt possible», explique le directeur général du p'tit train à vapeur évalué à 2,5 millions $, André Groulx.
Cet entrepreneur bien établi en Outaouais possède notamment de l'expertise dans ce type d'exploitation touristique, indique M. Groulx. Ce sera à lui de décider si les projets lancés dans la dernière année, dont celui de modification de trajet vers Montebello, se réaliseront. Toutefois, les opérateurs actuels pourraient assurer la gestion des opérations afin que la saison reprenne rapidement et en douceur cet automne.
Des travaux d'une semaine
André Groulx était accompagné de l'ingénieur Noël Journeaux lors du dévoilement de cette solution. M. Journeaux cumule 45 ans d'expérience en géotechnique et a assuré que ce glissement de terrain est une sinécure à stabiliser, à l'instar de plusieurs autres dont il s'est occupé. Après avoir analysé la situation, l'expert, qui roule sa bosse sur les chemins de fer du Canadien National depuis longtemps, pourrait régler le problème en une semaine grâce à des travaux qui coûteraient entre 80 et 110 000$. Des coûts qui seront absorbés par le nouveau propriétaire.
«Les moyens simples pour augmenter le facteur de sécurité d'une pente sont d'ajouter une berme, ou contrepoids, au pied de la pente et d'enlever une partie de la crête pour diminuer la charge. Ce qui a l'effet de diminuer la hauteur totale de la pente», explique Noël Journeaux, qui a statué que le glissement avait eu lieu à cause du niveau élevé du ruisseau.
Ses conclusions en ont étonné plusieurs, car la CCFO avait prévu de lourds travaux durant un mois. L'ingénieur a précisé que contrairement à un train de marchandises de 200 wagons filant à toute allure, ce train à vapeur n'a pas l'habitude de causer des fissures dans le sol. Même à cela, les travaux qu'il effectuera permettront non seulement de stabiliser la pente, mais de prévenir d'éventuelles conséquences de l'érosion dans ce sol argileux. Il a ajouté que si d'autres glissements survenaient, ils ne causeraient pas de tort au p'tit train.