Des amis des victimes ont déposé fleurs et souvenirs à la suite du décès de deux adolescents dans un accident sur le boulevard des Allumettières. (Photo: Patrick Voyer)
Des drames qui pourraient être évités
La semaine dernière, un motocycliste de la région a perdu la maîtrise de son engin, et perdu la vie par le fait même. Des témoins ont affirmé que l'individu avait effectué plusieurs dépassements dangereux et roulait à une vitesse excessive quelques secondes avant le drame. Un autre drame qui aurait pu être évité…
Selon la Société d'assurance automobile du Québec, la vitesse tue chaque année, au Québec, 250 personnes et en blesse 11 000 autres.
L'Outaouais n'est pas épargné par ce fléau. En 2007, uniquement sur le territoire du Service de police de Gatineau, 11 accidents ont causé la mort d'individu. De ce nombre, au moins un des accidents était relié à la vitesse. Un constat similaire a été observé à la MRC des Collines, où un accident mortel sur huit en 2007 est directement relié à la vitesse.
Depuis janvier dernier, au moins 14 personnes ont perdu la vie sur les routes de l'Outaouais, dans douze accidents mortels distincts. De ce nombre, deux sont directement reliés à la vitesse, et deux autres y sont probablement liés.
«La vitesse est impliquée dans plus de 50% des cas, indique le sergent Michel Brunet, porte-parole à la Sûreté du Québec, en parlant des accidents mortels qui touchent le Québec chaque année. En fin de semaine (du 5 au 7 juillet), on a sept accidents mortels, et quatre sont directement reliés à la vitesse.»
Vitesse… et température
Beau temps rime souvent avec vitesse. Les conditions routières sont impeccables, le beau temps rend les cœurs joyeux et la pédale d'accélération s'enfonce plus qu'à l'habitude.
Le sergent Ouellet identifie trois types de conducteurs au pied pesant en cette période estivale. «Les gens sont pressés, ils ont hâte d'arriver, de commencer leurs vacances. Il y en a d'autres, c'est uniquement par impatience. Puis il y a ceux qui se foutent carrément des limites de vitesse et qui prennent un malin plaisir à conduire dans des conditions qui ne sont pas les bonnes.»
Ces derniers sont les plus difficiles à sensibiliser, puisque les messages dans ce sens ne semblent pas les atteindre. «Malheureusement, ils amènent dans la mort des innocents», déplore le sergent Ouellet.