Des pistes de solution
Dans les derniers mois, deux nouvelles mesures ont été mises en place pour tenter de réduire la vitesse au volant et diminuer les risques d'inattention.
«Avec les grands excès de vitesse, les peines sont très sévères, admet le sergent Brunet. Par contre, on s'aperçoit que pour certaines personnes, le message ne passe pas.»
Avec l'entrée en vigueur, le 1er avril, de cette loi sur les grands excès de vitesse, les conducteurs pris en flagrant délit de grande vitesse voit leur nombre de points d'inaptitude doublé par rapport à une infraction régulière, et le montant de l'amende est doublé ou triplé, selon le dossier du conducteur.
Sont punis pour grand excès de vitesse les conducteurs qui dépassent de 40km/h ou plus la limite permise dans une zone de 60km/h, de 50km/h dans une zone de 60km/h à 90km/h ou de 60km/h ou plus dans une zone de 100km/h.
Seulement pendant les deux premières semaines de cette nouvelle règlementation, le SPVG a émis une vingtaine de constats d'infraction de cette matière. Un de ces conducteurs fautifs a reçu un constat de 1195$ et quatorze points d’inaptitude pour avoir circulé à 129 km/h sur le boulevard des Allumettières, où la vitesse maximale prescrite est de 50 km/h. Un autre conducteur a circulé à 104 km/h sur le boulevard Gréber, soit dans une zone de 50 km/h, et a reçu une contravention de 668$ ainsi que dix points d’inaptitude.
Contrer l'inattention
Selon le Service de police de Gatineau, le quart des accidents seraient causés par l'inattention. Changer de musique ou de poste de radio, lire des directions ou parler au téléphone sont toutes des sources potentielles de collisions.
À défaut de pouvoir règlementer l'entièreté des activités possibles dans une voiture, les autorités ont choisi de mettre fin aux conversations téléphoniques au volant. Une telle réglementation existait déjà dans d'autres pays du monde, et depuis le 1er juillet, au Québec, il est interdit de parler au cellulaire en conduisant. Trois points d'inaptitudes et une facture de 115$ coûteront à ceux et celles qui ne respectent pas cette nouvelle loi.
Une responsabilité
La prévention et les opérations radar ne manquent pas sur les routes du Québec, selon un porte-parole de la Sûreté du Québec.
Au cours de l'année 2007, qui avait pour thème "La sécurité routière au Québec", les policiers de la SQ en Outaouais ont effectué plus de 1419 opérations en lien avec les principales causes de collision identifiées, soit la vitesse et la conduite avec les capacités affaiblies, ainsi que sur l’absence du port de la ceinture, qui contribue à la gravité des blessures.
«Celui qui est derrière le volant a une responsabilité: la responsabilité de ses passagers. À l'extrême il décide de la vie ou de la mort de ses passagers», note le sergent Brunet.
Celui qui est assis sur le siège du passager ou sur la banquette arrière du véhicule devrait également se sentir suffisamment à l'aise pour indiquer au conducteur qu'il craint qu'un accident ne survienne: «Mieux vaut perdre un ami que la vie», conclut-il.