Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Retour à la terre!

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 23 juillet 2008 à 6:01
Soyez le premier à commenter cet article

Téléchargez Flash Player pour voir ce vidéo.

Retour à la terre!
Les belles journées estivales peuvent sembler bien longues lorsqu'on est enfermé dans un bureau. Pour changer le quotidien, deux journalistes de La Revue ont abandonné clavier, air climatisé et vie urbaine pour passer quelques heures sur une ferme biologique de la Petite-Nation.
Cinq heures du matin, le cadran sonne! Alors qu'un soleil rouge éclatant réveille tranquillement les citoyens de Gatineau, nous voilà parties. Car quand on est agriculteur, les journées débutent tôt, et il était impensable pour nous de rater l'occasion d'assister aux premiers travaux matinaux.

C'est à la Ferme La Rosée, située à Notre-Dame-de-la-Paix, que nos habitudes urbaines nous quitterons pour quelques heures. Sur place, Robert Rivard, un pionnier en matière d'agriculture certifiée biologique, nous attend, entouré d'une douzaine d'employés. Certains d'entre eux ont à peine quelques jours d'expérience derrière la cravate, d'autres y reviennent chaque année, en même temps que la belle saison.

C'est en 1999 que cet agriculteur s'est établi sur la terre qu'il occupe actuellement. Mais sa présence dans le monde biologique date d'une vingtaine d'années, notamment au marché biologique d'Ottawa, qui prend assise tous les samedis.

«Ce n'est plus une mode, c'est une vague de fond. Le bio, c'est une vague de fond, estime M. Rivard. Au début des années 90, oui, c'était comme une mode. Les paniers aussi, c'est un peu comme une mode encore mais ça aussi, ça va faire une vague de fond.»

De nombreux citoyens de la région bénéficient de ses paniers chaque semaine. Au total, 240 familles se retrouvent un soir ou l'autre devant leur point de cueillette pour recevoir, comme en surprise, les fruits, les légumes et les fines herbes récoltés généralement la veille sur la ferme. Carottes de couleurs et pois mange-tout étaient notamment dans les paniers au moment du passage des deux représentantes de La Revue, qui ont pu constater les réalités qui viennent avec le choix d'offrir des produits biologiques.

Dos droit, jambes pliées, soleil tapant et moustiques pas très loin, voilà le portrait! Dans cette position, les pois mange-tout ne goûtent plus tout à fait la même chose, sachant l'effort physique qu'il faut y mettre pour les récolter, les uns après les autres, à travers un feuillage qui s'apparente fortement au légume. Qu'empêche, l'activité s'avère plaisante!

«C'est certain que ça ajoute à notre conscience, confie Lucas Rivard, fils de Robert mais surtout employé fidèle de la ferme. C'est plus d'efforts, c'est du travail acharné, le dos courbé. C'est pas juste du tracteur et des engrais chimiques.»

Malgré le travail que cela implique, ce dernier n'hésite pas à revenir chaque été sur la terre paternelle: «C'est enrichissant de faire quelque chose qui est durable, qui est bio, et qui est bon pour la terre», résume-t-il.

Après tout, cet emploi a un avantage que bien des boulots ne peuvent pas offrir: du temps. «Dans les jardins, on a bien du temps pour penser, pour méditer», admet le propriétaire de l'endroit. C'est d'ailleurs dans ses jardins qu'il peut songer à tous ses projets, aux 6000 semences qu'il a plantées il y a quelques jours et à toutes celles qui viendront, à la gestion des employés, à la maison bioénergétique qu'il construit petit à petit, généralement durant l'hiver, et à la possibilité de faire fonctionner ses véhicules grâce au biodiesel produit par des tournesols, question de reprendre le carbone qui est produit plutôt que de consommer celui qui est enfoui.

Ébéniste de formation, celui qui a aussi étudié quelques années à l'université a depuis longtemps compris sa vocation. «Mon rêve, ça avait toujours été de faire de l'agriculture. Depuis que je suis tout petit. On allait à la campagne, sur les fermes, et je trouvais tellement que c'était une belle vie.»

La réalité est-elle aussi belle que le rêve? «Ah oui!, dira-t-il après une seconde d'hésitation. Elle est même plus belle!»
À lire aussi: «Des produits diversifiés».

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Pensez-vous qu'un gouvernement fédéral de coalition pourrait mieux gérer le Canada que le gouvernement conservateur minoritaire?
  • Oui
  • Non

Liens