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Le prix de l'essence touche légèrement les popotes roulantes

Patrick Voyer par Patrick Voyer
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Article mis en ligne le 23 juillet 2008 à 18:00
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Le prix de l'essence touche légèrement les popotes roulantes
La dernière chose que les trois popotes roulantes de la Ville de Gatineau désirent est de fermer leurs portes, alors elles doivent composer avec le prix croissant de l'essence. Cependant, il semble que ça commence à être de moins en moins facile pour certaines!
Ce son de cloche provient surtout de la Popote Soleil du secteur Hull. Une des bénévoles de l'organisme a confié que si les problèmes ne se font pas trop sentir encore, on ne peut jurer du futur. «À la longue, ça va frapper dans notre budget, car on ne veut pas perdre nos chauffeurs!, admet la bénévole. Mais c'est sûr que malgré l'augmentation du prix de l'essence, on n'a rien changé.»

Ce qu'il n'y a rien de changé est la cotisation de 8$ donnée aux chauffeurs, qui utilisent leur propre voiture pour livrer les repas. Certains peuvent être sur la route de deux à trois heures par tournée, ce qui brûle beaucoup d'essence. Surtout parce que les livraisons se font en ville! Elle indique que la Popote Soleil a parlé de la possibilité d'augmenter la cotisation, mais aucune décision n'a été prise encore concernant le montant. «On est sans but lucratif, alors on n'a pas beaucoup d'argent…», soutient-elle

Du côté de la Popote roulante d'Aylmer, le responsable Ossie Miles avoue que le prix du carburant influence ses déplacements. «Je fais plus attention où je vais maintenant; au lieu d'aller dans un secteur deux fois par jour, j'y vais juste une fois!», glisse-t-il.

Quant à la responsable de la Popote roulante de Gatineau, Johanne Vincent, ne semble pas trop inquiétée par le phénomène économique. «Ça ne nous touche pas réellement, car nous sommes des bénévoles et on ne fait pas ça pour l'argent!», tranche-t-elle.

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