Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Info07
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Érosion des berges de La Lièvre: Un citoyen reproche à Brookfield de minimiser le problème

Marie Pier Lécuyer par Marie Pier Lécuyer
Voir tous les articles de Marie Pier Lécuyer
Article mis en ligne le 25 juillet 2008 à 16:03
Soyez le premier à commenter cet article
Érosion des berges de La Lièvre: Un citoyen reproche à Brookfield de minimiser le problème
Voici un exemple du phénomène d'érosion sur les berges de la rivière du Lièvre. On peut voir à quelques endroits les trous causés par le niveau d'eau trop élevé. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
Érosion des berges de La Lièvre: Un citoyen reproche à Brookfield de minimiser le problème
Un résident de Val-des-Bois depuis plus de 35 ans, Pierre Valois, croit qu'Énergie Brookfield pourrait avoir sa part de tort dans l'érosion des berges de la rivière du Lièvre et ne ferait pas nécessairement ce qui est requis pour pallier cette situation.
Dans le numéro de l'été 2008 du Bulletin d'information des opérations La Lièvre d'Énergie renouvelable Brookfield, on peut lire qu'entre 2002 et 2007, entre les barrages High Falls et Rapide-des-Cèdres, le développement urbain a entraîné une augmentation de 2,5 kilomètres des rives touchées par une érosion moyenne ou forte.

On peut aussi y lire que cette érosion a été causée par l'élimination de la végétation riveraine, des travaux de remblai et d'excavation, l'aménagement de quais et d'accès à la rivière ainsi que par les vagues des embarcations. «Brookfield omet bien évidemment de mettre également en cause l'exploitation de son barrage de High Falls», soutient Pierre Valois, fondateur et membre de l'Association des résidents riverains de La Lièvre.

Ce qui inquiète M. Valois, c'est une clause du bail de 1999 signé par le ministère des Ressources naturelles, le ministère de l'Environnement et les entreprises James MacLaren (maintenant Énergie Brookfield). Voici d'ailleurs l'extrait en question: «Dans le but de prévenir, entre autres, la dégradation et l'érosion des rives ainsi que maintenir la qualité de la rivière du Lièvre, MacLaren s'engage à réaliser une étude d'érosion dans les tronçons compris entre les barrages High Falls et des Rapides des Cèdres (…). Par la suite, un programme d'intervention devra être soumis au ministère de l'Environnement à tous les cinq ans, à partir de la date de la signature du présent contrat.»

Or, selon M. Valois, le 17 novembre 2004, soit la date d'échéance pour le dépôt de ce rapport, rien n'avait été reçu par le ministère. Brascan (maintenant Brookfield) aurait demandé, le 14 décembre 2004, que soit retirée de l'article 31 du contrat du 17 novembre 1999 l'obligation de déposer un programme d'intervention quinquennale et de «remplacer cette obligation a) par la mise à jour à tous les cinq ans de l'étude d'érosion relative à l'évaluation des berges.»

Selon le résident de Val-des-Bois, tout ça est nébuleux. «Ils auraient dû déposer la seconde étude (celle de 2004). Ils ont demandé cet amendement un mois après la date. Ils ne peuvent pas se soustraire de quelque chose dont la date est passée», clame-t-il.

Quand il s'est rendu compte de la situation, Pierre Valois a pris la décision de déposer une plainte au bureau du Vérificateur général du Québec, où il s'est fait répondre qu'ils allaient en prendre note.

Le résident qui habite en bordure de la rivière a ainsi décidé de faire une première demande d'accès à l'information. À ce moment, il faisait cette demande concernant l'étude dont le dépôt aurait dû être fait en novembre 2004. «Le MRNF reconnaissait que cette étude n'avait pas été déposée, que cette étude n'existait pas et reconnaissait donc, par le fait même, qu'il avait fait rétroagir la presque totalité du contenu de l'avenant 3, pour satisfaire Brascan. Je prétends que cette conduite est inconcevable», lance Pierre Valois.

Par la suite, ce dernier a voulu, par une autre demande d'accès à l'information, voir la lettre de Brascan pour se soustraire à cette obligation du bail. Il voulait aussi mettre la main sur les analyses faites et produites par les employés de ce ministère. Voici la réponse reçue par le citoyen de la part de la direction des affaires juridiques du MRNF. «Notre client (Brascan) demande à la Commission d'accès à l'information l'autorisation de ne pas tenir compte de la demande d'accès à l'information qu'il a reçue le 27 février dernier de la part de M. Pierre Valois, de toutes les futures demandes de M. Pierre Valois relatives à la propriété des terres riveraines de la rivière la Lièvre, de toutes les futures demandes de M. Pierre Valois relatives aux baux visant le barrage High Falls intervenu entre le MRNF, le MDDEP et Entreprises James MacLaren et de toutes les futures demandes de M. Pierre Valois relatives à tout autre document portant sur les activités de ce barrage», peut-on lire dans un document envoyé par Sara Périgny le 3 mars dernier.

Après avoir reçu cette réponse, M. Valois a décidé de la contester, ce qui a amené le ministère des Ressources naturelles et de la Faune à se rétracter sur cette demande. Malgré tout, c'est maintenant Brascan qui refuse toute divulgation des documents. «Pourquoi Brookfield insiste-t-elle tant sur l'amplification des problèmes d'érosion sur la Lièvre entre les deux barrages (High Falls et Rapides-des-Cèdres) alors que sa conduite, menée en catimini avec les ministères provinciaux, semble indiquer qu'elle minimise l'importance de ces problèmes, ou, à tout le moins, n'a pas la transparence suffisante de laisser parler sa correspondance échangée avec des ministères sur ces questions, en 2004?», se questionne-t-il.

Selon celui qui réside Val-des-Bois depuis plus de trente ans, les riverains «ont le droit de connaître les dangers auxquels ils s'exposent en vivant en bordure des rives de la Lièvre, que ce soit pour la protection de leurs biens ou encore de leur personne». Il rappelle d'ailleurs les éboulis de 1908 qui ont fait 34 morts.

Par ailleurs, il se questionne aussi à savoir pourquoi le bail ne demande pas de suivi du phénomène d'érosion en aval de la chute High Fall (en s'en allant vers le secteur Buckingham). «L'événement du pont de la Concorde ne nous a-t-il pas donné suffisamment de leçons sur les faiblesses de la vigilance de l'état?», se demande M. Valois.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Pensez-vous qu'un gouvernement fédéral de coalition pourrait mieux gérer le Canada que le gouvernement conservateur minoritaire?
  • Oui
  • Non

Liens