Aline Lafrenière, lors d'un premier séjour en Chine il y a quelques mois.
Attachée de presse bénévole… à Pékin!
À Pékin, quand le rideau s'ouvrira sur les Jeux olympiques, l'Outaouais pourra compter sur une délégation formée de quelques athlètes, des entraîneurs, mais également de certains membres du personnel de mission aux tâches variées. Parmi eux, Aline Lafrenière, qui agira à titre d'attachée de presse.
Les Jeux olympiques revêtent une si grande importance que plusieurs sont prêts à faire d'énormes sacrifices pour y participer. C'est le cas notamment des athlètes, mais également de certains membres du personnel de mission. Aline Lafrenière, elle, n'a pas hésité à prendre un mois de congé de son emploi régulier, en plus des heures passées à se préparer pour le grand événement, pour y être en tant que bénévole.
«Je suis attachée de presse pour trois sports, soit le pentathlon, le tennis et le hockey sur gazon», explique celle qui est consultante en communication de profession.
Sur place, elle aura à travailler autant avec les médias qui feront le voyage jusqu'en Chine que ceux restés au pays, et même ceux des autres nations. «Mon rôle est vraiment la liaison entre les médias et les équipes, pour que les athlètes puissent se concentrer sur leurs performances.»
Les trois sports dont s'occupe Mme Lafrenière réunissent 21 athlètes, soit 16 en hockey sur gazon, deux en tennis et trois en pentathlon. En tant qu'attachée de presse, Mme Lafrenière explique qu'il n'est pas nécessaire d'être un expert dans chaque sport, «l'important est de connaître les experts!», nuance-t-elle!
Surtout que les temps morts se feront rares une fois sur place. «C'est un peu comme un marathon de travailler là-bas. On est très occupé le jour avec les événements, et le soir avec les appels et tout le reste», explique-t-elle, rappelant que 12 heures de décalage horaire séparent la Chine et le Québec.
Mais l'attachée de presse originaire d'Aylmer, qui habite maintenant Chelsea, a l'expérience de tels événements. Bien qu'il s'agisse officiellement de ses premiers Jeux olympiques, elle a déjà fait du bénévolat pour l'équipe canadienne lors des Jeux paralympiques d'Oslo, Atlanta et Nagano, en plus des Jeux du Commonwealth qui se sont déroulés en Malaisie.
Elle a aussi fait partie du voyage d'une dizaine de jours de la délégation canadienne il y a deux mois en Chine, question de préparer le terrain. C'est donc en sol quelque peu connu qu'elle se retrouvera dans les prochains jours, puisque son départ est prévu pour dimanche, tandis que le retour se fera le 27 août.
Le travail en vaut toutefois la chandelle, aux dires de la principale intéressée: «Les Jeux olympiques, c'est spectaculaire, et là, c'est la Chine, c'est tout ça!»
Celle qui a très hâte de vivre l'expérience espère que tous les regards seront tournés vers les athlètes, plutôt que vers les points négatifs, tels que la pollution qui règne sur la ville olympique. «C'est sûr que c'est un facteur, indique-t-elle à ce sujet. Avant les Jeux, on entend toujours parler de choses comme ça. C'est un facteur, mais tous les athlètes seront sur le même pied d'égalité. J'espère juste que pendant les Jeux, on va entendre parler plus des athlètes», conclut-elle.