Le président de l’ARP, Maxime Tremblay, dans l’un des parcs d’amusement de son secteur. (Photo: Daniel LeBlanc)
L’Association des résidents du Plateau: tous pour un et un pour tous!
Avec une devise comme «Nous payons 100% des taxes, nous méritons 100% des infrastructures de base», si l’on se fie aux dires de son président, Maxime Tremblay, l’Association des résidents du Plateau (ARP) compte bien tout faire pour le bien-être des quelque 12 000 citoyens qu’elle représente.
En effet, au-delà des assemblées annuelles, des divers projets et des nombreuses journées thématiques telles les Mardis classiques, la Journée des sucres ou l’épluchette de blé d’inde, l’ARP, fondée il y a 15 ans, se veut un regroupement qui tâche de militer auprès des instances municipales pour obtenir sa juste part du gâteau, dans tous les domaines.
«C’est un gros défi, car c’est un quartier très populeux. La grosse question, c’est qu’est-ce qu’on fera lorsqu’on aura atteint le plein développement démographique. Les prévisions font état de 25 ou 26 000 personnes», lance d’emblée Maxime Tremblay, lui-même père de trois enfants âgés de 13, 15 et 17 ans.
Avec un budget de fonctionnement qui se situe entre 40 000 et 50 000$, l’ARP mise beaucoup sur la sécurité du quartier, le système d’éducation, la qualité de vie et le transport en commun. D’ailleurs, grâce à de nombreuses représentations, l’association a réussi à ce que soit approuvé le projet de construction d’une troisième école primaire. Son ouverture est prévue en septembre 2009. Même chose pour la Société de transport de l’Outaouais (STO), qui vient tout juste de modifier sa desserte d’autobus pour le quartier du Plateau, après avoir consulté les résidents. «J’ai hâte de voir ce que ça va donner», commente M. Tremblay, qui aimerait qu’un stationnement incitatif soit aussi créé.
Lui qui croit que tout le concept de village urbain prévu dans le futur pour son secteur est une excellente idée, le président de l’ARP, qui prévoit quitter son poste dans un an, tient toutefois à y apporter un bémol. «Le concept est super beau sur papier, mais il y a des choses à finir avant. On est par exemple supposé avoir trois parcs de quartier», indique-t-il. «Ça, c’est la plus grande frustration. Je n’aime pas me battre et dépenser de l’énergie pour des choses qu’on devrait avoir. On n’a pas de parc de quartier avec des jeux d’eau», mentionne Maxime Tremblay. Les démarches entreprises pour l’ouverture du boulevard des Grives sur le boulevard des Outaouais ainsi que la diminution de la vitesse sur le chemin de la Montagne sont deux autres projets que l’ARP a réussi à concrétiser.
Mais quels sont les grands avantages d’un regroupement de citoyens comme celui-ci? «Ça permet d’influencer davantage et d’avoir un certain pouvoir. Pour moi, un conseiller municipal qui nous écoute aura un bon pouls de ce qui se passe dans le quartier. La collaboration entre les deux est très importante», affirme M. Tremblay. «Mais le plus gros de notre mandat, c’est d’animer le quartier», rajoute-t-il.
M. Tremblay soutient que les attroupements d’adolescents dans les parcs du quartier demeureront toujours une problématique pour les villes, mais que son secteur a réussi à améliorer la situation grâce à la mise du pied du centre communautaire adjacent à l’école du Plateau. «Il faut donner une alternative aux jeunes», dit-il. Ouvert les vendredis de 18h à 22h et les samedis de 14h à 22h, l’endroit est tellement populaire que l’ARP aimerait qu’on procède à un agrandissement de 2500 pieds carrés de celui-ci. Cependant, même si le conseil d’établissement de l’école approuve le projet, la municipalité soutient que des études doivent être auparavant réalisées. Des réponses sont attendues d’ici la fin de l’année 2008.