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Kathy Tremblay voit déjà Londres 2012 dans son rétroviseur

Elle qui a terminé au 31e rang en triathlon féminin à Pékin

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 2 septembre 2008 à 10:58
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Kathy Tremblay voit déjà Londres 2012 dans son rétroviseur
La triathlète Kathy Tremblay a beau avoir tout juste vécu les Jeux olympiques de Pékin, elle pense d’ores et déjà à Londres 2012!
Kathy Tremblay voit déjà Londres 2012 dans son rétroviseur
Elle qui a terminé au 31e rang en triathlon féminin à Pékin
À sa première entrevue avec La Revue depuis qu’elle a terminé en 31e position aux Jeux olympiques de Pékin, le 18 août, la triathlète gatinoise Kathy Tremblay, âgée de 26 ans, n’avait que les termes suivants sur les lèvres: Londres 2012 et podium.
Elle qui a terminé l’épreuve ultime (1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course) en 2h05 et 23 secondes, soit environ sept minutes moins rapidement que la médaillée d’or, l’Australienne Emma Snowsill, Kathy Tremblay soutient qu’elle n’a jamais abandonné. En fait, tout se déroulait à merveille dans l’eau et en vélo, mais c’est lors de la course que ça s’est gâté pour elle, n’ayant pas pu courir à un bon rythme comme elle l’aurait voulu. Il faut dire qu’après le tiers de la compétition, elle était en septième place.

«C’est sûr que je suis un peu déçue de ma course à pied. Je n’ai pas senti d’explosion dans mes jambes. Ça n’a juste pas fonctionné», dit celle qui prévoit prendre quelques jours de repos, passant même quelque temps en Outaouais auprès de sa famille, avant de se remettre à l’entraînement. L’athlète voit déjà dans sa soupe les prochains Jeux olympiques d’été, qui se dérouleront en 2012 à Londres. «Sans aucun doute, c’est un podium que je recherche», dit-elle, ajoutant même avoir débuté les processus reliés au marketing. Et les 18 médailles sur lesquelles les athlètes canadiens ont mis la main à Pékin, qu’en pense-t-elle? «Il ne faut pas baisser les bras. Le talent était là car on a eu beaucoup de quatrièmes positions», lance-t-elle.
Une mère comblée!
De son côté, la mère de la triathlète gatinoise, Francine Tremblay, est plein de beaux mots lorsque vient le temps de parler de sa fille et des Jeux olympiques de Pékin. «Écoutez, ç’a été un beau cadeau qu’elle nous a fait, d’avoir l’opportunité d’aller voir sa course. Le site de compétition était parfait et on a tout vu. Le monde entier était rivé sur sa compétition», de dire la dame, qui était accompagnée en Chine du père de Kathy ainsi que de l’ami de cœur de cette dernière.
«On a eu des frissons juste à voir que Kathy faisait partie des meilleures au monde. Elle nous a fait vivre une très belle aventure», confie-t-elle, ajoutant qu’elle et son époux ont été très impressionnés par l’extrême propreté de la capitale du pays, lors de leur séjour. «Il n’y avait pas la moindre poussière qui traînait», souligne-t-elle, précisant avoir eu la chance de visiter deux autres villes chinoises situées plus au sud, en plus d’avoir été reçus chaleureusement à la Maison canadienne olympique et visité les studios de Radio-Canada et du Réseau des sports (RDS). «Les Chinois font tout en grand», de dire Francine Tremblay, qui confirme n’avoir pas senti que l’air était pollué comme beaucoup l’ont dit.

Chose certaine, la maman de Kathy se rappellera longtemps de la journée du 18 août 2008. «C’est un spectacle qui restera longtemps gravé dans ma mémoire, et je souhaite que Kathy continue d’être heureuse dans ce qu’elle fait. Elle est en pleine possession de ses moyens», affirme-t-elle, disant considérer que sa fille a pris beaucoup de maturité en ayant participé aux Jeux olympiques. «Je pense que depuis qu’elle est revenue, elle est une athlète différente. Elle a encore un beau quatre ans à vivre», dit-elle. Au fait, que lui souhaite-t-elle pour Londres en 2012? «C’est tant mieux si elle revient avec une médaille, et je lui souhaite, mais je pense que la richesse avec laquelle tu reviens des Jeux olympiques, ça vaut déjà une médaille», dit-elle pour conclure.

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