Jocelyn Blondin a joué au brigadier mardi matin pour protester contre la décision de la Ville d'enlever un brigadier adulte au coin des rues St-Jean-Bosco et Démontigny. (Photo: Yannick Boursier)
Le président de la CSPO se transforme en brigadier
Pour la rentrée scolaire, le président de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), Jocelyn Blondin, s’est transformé en brigadier scolaire pour protester contre l’élimination d’un brigadier scolaire adulte au coin des rues St-Jean-Bosco et Démontigny.
Mardi matin, vers 7h15, le président s’est installé au coin de la rue avec une affiche qu’il a fabriquée et a fait traverser les jeunes qui vont à St-Jean-Bosco. «Tous les jeunes du côté nord de St-Jean-Bosco traversent à cette intersection-là», soutient M. Blondin.
La rue St-Jean-Bosco, affirme-t-il, est achalandée puisque plusieurs personnes l'empruntent pour aller vers la promenade Lac-des-Fées. De plus, l'Université accueillera cette année les étudiants du Collège Nouvelles-Frontières, ce qui devrait augmenter la circulation.
«On parle d'une trentaine de jeunes qui traverse chaque jour, ajoute Jocelyn Blondin. Je m'explique mal une ville qui se dit sensible à la vitesse dans les quartiers, mais enlève un brigadier adulte à une intersection comme ça. Si la Ville peut se permettre de jouer avec la sécurité des enfants, moi je ne peux pas, surtout pas à la rentrée scolaire.»
Démarches amorcées
La CSPO tente depuis quelques mois de faire changer la décision, surtout qu’il ne reste qu’un seul brigadier adulte dans ce secteur qui en comptait cinq. «Depuis le mois de mai, on fait des pressions au niveau de l’administration de la Ville», affirme Jocelyn Blondin.
«J'ai communiqué avec le conseiller du secteur, Patrice Martin, qui devait me rappeler, mais je n'ai pas eu de nouvelles, ajoute-t-il. J'ai rencontré le maire et le directeur général vendredi, j'attends des nouvelles.»
Questionné sur cette démarche, le maire de Gatineau, Marc Bureau, a indiqué que le dossier allait être regardé rapidement. «Il semble y avoir eu une erreur, a-t-il mentionné. Quand on enlève un brigadier, il est mis en attente l'année d'avant. M. Blondin, qui est aussi le commissaire du secteur, n'a pas été avisé. Je vais demander aux services de regarder ça.»