«Il était temps que le pont ouvre, c'était devenu ridicule» - Anne Mercier
Les délais prolongés des travaux ont affecté les commerçants
Pour Anne Mercier, directrice générale de la Corporation de développement du secteur Buckingham (CDSB), l'ouverture du pont Brady est une bonne nouvelle, mais la situation reste tout de même ridicule.
«Il était temps que ça ouvre, lance-t-elle. C'est tellement ridicule, les gens ont trouvé ça aberrant. On s'attendait pas à ce que ça dure aussi longtemps.» Anne Mercier avoue être vraiment déçue de la durée des travaux. «Les commerçants sont contents, mais déçus de la situation qui s'est produite», ajoute-t-elle.
Selon la directrice de la CDSB, certains commerçants ont vu leur chiffre d'affaires chuter de beaucoup durant la reconstruction du pont Brady. «Beaucoup ont perdu des plumes. Mais il y a aussi de nouveaux commerçants qui se sont installés dans le secteur durant les travaux et qui sont encore ouverts.»
La CDSB, qui travaille à la revitalisation du secteur, a aussi dû faire face à de nombreux défis. «Ce n'était pas évident d'essayer de revitaliser avec les nombreux défis auxquels nous devions faire face», soutient Anne Mercier.
Cette dernière avoue qu'à la fin, elle ne croyait plus nécessairement les informations qu'on lui faisait parvenir. «On vivait toujours avec un espoir à court terme», raconte-t-elle en expliquant qu'on lui donnait souvent des dates pour la fin des travaux, mais qu'elles étaient tout le temps repoussées.
Une ouverture officielle devrait être organisée par la CDSB en collaboration avec la ville de Gatineau, mais seulement lorsque les travaux seront complètement terminés. «On va fermer le pont pour l'ouverture», lance à la blague Anne Mercier qui essaie de rire de la situation.
Même son de cloche pour Jocelyne Houle
Pour sa part, Jocelyne Houle, conseillère du secteur Buckingham, s'est dite satisfaite que le pont soit ouvert dans les deux sens, alors que la rentrée scolaire vient de se faire cette semaine. «Je suis satisfaite du suivi que l'administration a fait pour que le pont soit ouvert à la rentrée», ajoute-t-elle.
Malgré tout, elle reste déçue des nombreux retards. «Il reste encore des travaux à faire», explique-t-elle en parlant de ceux qui n'entraveront pas la circulation. «L'échéancier est à la fin du mois d'octobre. Le suivi journalier continue, alors ça devrait être fini à ce moment-là», croit-elle.
Parmi les travaux à finaliser, il y a le marquage des voies, les travaux en dessous du pont et le bouclage, qui obligera les travailleurs à fermer le pont pour une durée de douze heures. «Ce sera la fin de semaine de nuit. L'asphaltage se fera le lendemain», explique Mme Houle.
Cette dernière lève encore une fois son chapeau aux citoyens de Buckingham, qui ont dû subir les nombreux retards à l'échéancier prévu. «Je suis contente pour les citoyens qui ont été plus que patients. Il y avait une grande frustration», rappelle-t-elle. Elle reste aussi déçue d'avoir été obligée de faire une sortie publique pour faire bouger les choses.
Par ailleurs, Jocelyne Houle raconte avoir vu beaucoup de sourires vendredi dernier dans les différentes voitures qui empruntaient le pont Brady dans les deux sens. «Ils étaient heureux», conclut-elle.