Francis Faubert a bien hâte de jouer pour ses amis et sa famille au Festival de l'Outaouais Émergent, vendredi à 18h, sur la scène du Portage. (Photo: Sarah Journet)
Faubert grattera au Festival de l'Outaouais Émergent
Francis Faubert Cloutier avait si envie de venir au Festival de l'Outaouais Émergent qu'il n'a pas cessé d'achaler les organisateurs pour pouvoir y jouer. Les efforts de l'auteur-compositeur-interprète de 26 ans originaire de Masham n'ont pas été vains, car il se produira vendredi, à 18h, sur la scène du Portage.
«Je crois beaucoup à la mission du festival. Les gens partent à Montréal pour réussir, mais il ne se passe pas grand-chose en Outaouais. On a donc le réflexe de partir, mais on se tient au courant de ce qui se passe dans la région», note-t-il en parlant du FOE et du spectacle-concept J'thème auquel il participera l'an prochain.
Francis pense que cela prendra encore pas mal de temps avant que ce réflexe de partir se dissipe. En fait, il croit que pour s'émanciper pleinement, on doit quitter le nid pour ensuite revenir. «L'Outaouais ne peut pas te faire vivre, même pas Montréal, car tu dois payer pour jouer. Mais c'est une bonne place pour créer et rencontrer des musiciens.»
Comme bien de jeunes artistes, Faubert fait la navette entre sa ville natale et la métropole. «Quand je travaille pas, je retourne chez mes parents à la campagne. J'ai grandi là et Montréal m'étouffe un peu…»
«Quand on arrive à Montréal, on pense qu'on est bon, on arrive avec nos illusions et on voit qu'il y a du chemin à faire. Mais je ne suis pas découragé, j'y vais étape par étape», lance celui qui est passé par le système des concours comme Granby et Petite-Vallée pour se frayer un chemin.
Le show
Son directeur musical et claviériste étant sur le carreau, Faubert a dû rapidement le remplacer. «J'ai engagé des musiciens et on fera un "power trio" en essayant de s'éclater!», promet-il. Il offrira un show folk/rock alternatif à la Bob Dylan et Johnny Cash. Enfin, tout un cocktail!
«Mes nouvelles tounes sont orientées vers ça. Au début, j'étais plus électro-folk, mais je n'avais pas de patience pour faire des "beats". Mes parents écoutaient du country quand j'étais jeune et j'haïssais ça 'à mort. Et là, je me retrouve à en faire!», ironise-t-il.
«C'est un bon médium, y'a plus de gens qui aiment ça que de gens qui le disent», ajoute-t-il.
Pour les paroles toutefois, Faubert ne s'approche pas des clichés du country. «Dans les textes, il y a des personnages pas mal. Chaque chanson est comme une mini-pièce de théâtre. Je traite d'histoires d'amour fuckées de nos jours et y'a toujours une petite conscience sociale. Je m'inspire du quotidien, que je trouve bourré de poésie. Faut juste trouver des angles pour le décrire…»
Infos sur le festival:
www.festfoe.com et pour des infos sur Faubert, consultez son Myspace.