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Un Gatinois d'origine est médecin-chef aux Jeux paralympiques de Pékin

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 13 septembre 2008 à 7:00
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Un Gatinois d'origine est médecin-chef aux Jeux paralympiques de Pékin
Richard Goudie, en plein cœur du village paralympique de Pékin, là où sont les installations médicales pour les athlètes canadiens.
Un Gatinois d'origine est médecin-chef aux Jeux paralympiques de Pékin
Qui aurait crû qu'un homme originaire de Gatineau serait nommé au poste de médecin-chef pour la délégation d'athlètes canadiens aux Jeux paralympiques de Pékin, qui prendront fin le 17 août? Eh bien, c'est une réalité, puisque Richard Goudie, qui habite maintenant à Barrie, en Ontario, occupe fièrement ce poste depuis quelques jours.
Épaulé par une équipe composée d'une quinzaine de personnes (deux autres médecins, 13 thérapeutes et une infirmière), l'homme de 43 ans a appris cette nouvelle bien avant la tenue des Jeux. En fait, la décision a été rendue en mai 2007, après qu'un comité ait évalué très attentivement son curriculum vitae et qu'il ait passé une entrevue. Il s'est donc envolé vers Pékin, il y a quelques semaines, avec les 144 athlètes du Canada, dont font entre autres partie les Québécois Chantal Petitclerc (athlétisme), Daniel Chalifour (cyclisme) et Yann Mathieu (tennis en fauteuil roulant).

Père de deux enfants, Gabrielle, âgé de huit ans, et Lukas, âgé de six ans et demi, M. Goudie ne cache pas qu'il aimerait fort bien répéter cette expérience lors des Jeux olympiques de Vancouver, en février 2010. «Ce serait plaisant car c'est au Canada. Oui, c'est intéressant car on voyage beaucoup quand c'est ailleurs dans le monde, mais surtout avant et après, car sur place on travaille beaucoup et on n'a pas vraiment le temps de découvrir le pays», dénote celui qui estime que le comité organisateur des Jeux est fantastique.

Il avoue par ailleurs ne pas avoir senti que l'air était plus pollué dans ce coin de la Chine qu'ailleurs dans le monde, comme on l'a souvent répété cet été. Il ne nie par contre pas que l'humidex et la chaleur parfois extrême sont des facteurs qui peuvent affecter les athlètes lors des compétitions.

Il faut dire que, qu'on le veuille ou non, les Jeux paralympiques font l'objet, à chaque fois, d'une couverture médiatique beaucoup moins grande, ce qui fait que les gens doivent s'informer de ce qui s'y passe du mieux qu'ils le peuvent. Par exemple, une chaîne de télévision comme la Société Radio-Canada (SRC) diffuse environ 8 heures de compétitions lors des Jeux olympiques, soit 300 fois moins que lors des Jeux olympiques (moyenne de 2400 heures).

«C'est plate un peu, et je n'aurais pas pensé ça jusqu'à ce que moi-même je sois impliqué dans le comité paralympique. La réponse qu'ont les diffuseurs, c'est que les gens ne veulent pas voir à la télé de basketball en fauteuil roulant, par exemple. Mais tant qu'on ne l'a pas vu de ses propres yeux, c'est difficile de s'imaginer ce qu'on manque. C'est très impressionnant de voir quelqu'un avec une seule jambe qui roule à 45km/h dans un vélodrome», soutient-il.

Richard Goudie, né dans le secteur Hull (sa mère réside toujours ici et il vient la visiter lorsqu'il le peut) mais ayant habité diverses villes telles Vancouver, London et Toronto, pense que les Jeux paralympiques ne se comparent pas aux Jeux olympiques, présentés deux semaines plus tôt. «Le défi est totalement différent. La pression sur les athlètes n'est pas la même car elle n'est pas de nature politique. Ils peuvent donc se concentrer davantage sur leurs performances. Leur pression, elle est plus par rapport à leur bagage médical. Certains d'entre eux ont de graves problèmes physiques», dit-il.

Le médecin est d'avis que, du moins d'après ce qu'il a pu voir jusqu'à présent, le système de santé à Pékin est excellent. Pourtant, certains hôpitaux ont une capacité pouvant atteindre 1800 lits! Mais il est difficile de faire des comparaisons avec l'Occident. «Les gens ont raison de se plaindre au Canada, il y a trop de monde et pas assez de médecins. Même si on avait 20 millions de patients, il n'y aurait pas plus de place dans les hôpitaux», pense M. Goudie.

Notons qu'au moment de mettre sous presse, les athlètes paralympiques canadiens avaient récolté 29 médailles en seulement sept jours, plaçant ainsi le pays au neuvième rang. Les trois premiers pays du classement sont la Chine, le Royaume-Uni et les États-Unis.

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