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Deux complices qui veulent vous faire rire

Les Grandes Gueules à la Maison de la culture pour trois soirs

Yannick Boursier par Yannick Boursier
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Article mis en ligne le 23 septembre 2008 à 17:35
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Deux complices qui veulent vous faire rire
Les Grandes Gueules présentent le spectacle Complices à la Maison de la Culture
Deux complices qui veulent vous faire rire
Les Grandes Gueules à la Maison de la culture pour trois soirs
L'Outaouais aura toujours été une terre d'accueil fertile pour les Grandes Gueules qui retrouveront avec joie leur public du 3 au 5 octobre prochain à la Maison de la Culture pour présenter leur nouveau spectacle Complices.
Et complices, José Gaudet et Mario Tessier le sont plus que jamais maintenant qu'ils ont repris la route du Québec pour se retrouver sur la scène après 15 ans d'humour à la radio. Il suffit de les écouter se niaiser sans arrêt pour voir que ces deux caves (leur surnom à la radio) pourraient difficilement se passer longtemps l'un de l'autre.

Et cette complicité est la base de ce nouveau spectacle où l'on retrouvera quelques personnages célèbres des Grandes Gueules, mais aussi des numéros où José et Mario seront eux-mêmes. Le spectacle, qui a déjà été présenté une vingtaine de fois, est d'ailleurs à la fin de son rodage. «C'est le spectacle qu'on avait le goût de faire», avoue Mario Tessier.

Un spectacle qui sera différent du premier qu'ils ont présenté au début des années 2000. «Le premier spectacle, il y avait beaucoup de cabotinage, c'était un party, souligne José Gaudet. Là, c'est plus rodé.» «On sort encore du texte, mais on ne cherche pas autant l'occasion de le faire, ajoute Mario. On va le faire si ça adonne.»

Mais il ne faut pas s'attendre à ce que ça soit moins drôle pour autant. L'humour sera toujours au rendez-vous et les Grandes Gueules promettent de surprendre les spectateurs. «Les gens n'ont pas besoin de connaître les personnages ou les Grandes Gueules pour venir voir le spectacle, assure José. Les personnages, on va les retrouver dans d'autres contextes complètement différents.»

Ces changements étaient nécessaires après 15 ans de radio. «On avait un beau problème, note Mario. Il y avait 1 200 000 personnes qui nous suivaient. Il fallait garder le bassin et essayer de l'élargir. C'est fun de voir des gens dans le spectacle qui ne nous connaissent pas et réussir à aller les chercher.»

«Quant au public qui est habitué à nos personnages, le truc, c'est de les surprendre. C'est compliqué, mais c'est le fun.» Et pour ce faire, les Grandes Gueules comptent sur une facture visuelle fort originale, qui est, parait-il, intéressante à découvrir. «Ce qu'on a essayé de faire, c'est de pousser les idées au maximum, soutient Mario. On ne réinvente pas la roue, on fait juste les choses à notre façon.»

Les deux hommes avouent par contre que ce retour sur scène leur met beaucoup de pression pour réussir à satisfaire leur nombreux public. Surtout que plusieurs salles étaient toutes vendues avant même que le spectacle ait été écrit. «Ça rajoute une pression, avoue Mario. Mais on s'en mettait déjà beaucoup.»
La liberté de la scène
Malgré 15 ans de radio quotidienne, José Gaudet et Mario Tessier soulignent ne pas avoir eu de la difficulté à se replonger dans l'écriture pour la scène, ni à trouver des idées pour les personnages. La différence, c'est que l'écriture de scène peut être plus peaufinée.
La radio, c'est un format X où l'on doit livrer le meilleur que l'on peut pour 3h30 à chaque jour, indique Mario. Tandis qu'en spectacle, il y a plein de possibilités, surtout avec l'aspect visuel qu'on n'a pas à la radio.»

En fait, la difficulté des deux amis n'est pas d'écrire leur numéro, mais plutôt de se partager par la suite les différentes lignes. Et ce n'est pas une mince tâche. «Nous, quand on écrit, on ne sait jamais qui va dire ça, explique Mario. On partage après.» «Et on se bat fort pour faire les caves», ajoute José.

Et d'ailleurs, leur complicité insultante, si l'on peut dire, se retrouve même dans le spectacle où ils présentent un numéro où les deux hommes se lancent des insultes dans le style d'une partie de tennis. Et comme il se connaisse intimement depuis des années, les spectateurs risquent d'en entendre des vertes et des pas mûrs.
Hommage à Dean et Jerry
Pour ce spectacle, les Grandes Gueules reviennent un peu en arrière pour conclure avec un numéro qui rend hommage à deux grands de l'humour, Dean Martin et Jerry Lewis qui ont travaillé ensemble pendant une dizaine d'années.
Les Grandes Gueules reprennent donc un numéro des deux grands comiques, avec la vidéo originale en même temps, comme si les quatre étaient sur la scène. C'est en voyant ces deux hommes à l'oeuvre que les Grandes Gueules ont eu le goût de faire ce qu'ils font aujourd'hui. «On termine le spectacle avec ce qui a été le commencement pour nous», explique José.

Surtout que les deux humoristes ont un style d'humour qui s'apparente beaucoup à ce que faisait Dean Martin et Jerry Lewis. «On aurait très bien pu travailler dans ces années-là», confirme José. «C'est le fun de pouvoir faire découvrir ces grands de l'humour aux plus jeunes aussi», ajoute Mario.
Les trois soirs d'octobre sont complets, mais il reste quelques billets pour les supplémentaires du 18 au 21 février 2009. www.maisondelaculture.ca

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