La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Yolande James. (Photo: Michel Moyneur)
Gatineau adopte sa politique de diversité culturelle
Attendue depuis plusieurs années, la politique municipale en matière de diversité culturelle est finalement née. L'annonce a été faite lundi en compagnie de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec, Yolande James.
Cette politique municipale découle du renouvellement d'une entente de 350 000$ du gouvernement du Québec en matière d'intégration des personnes immigrantes.
Réunis au Centre culturel portugais, dans le secteur Hull, la ministre James et quelques dirigeants de la ville de Gatineau, dont le maire Marc Bureau et les conseillers Simon Racine et Joseph De Sylva, ont officialisé le tout en présentant les grandes lignes de cette nouvelle politique qui devrait faciliter davantage l'intégration des nouveaux arrivants. «Elle va nous permettre d'avoir un suivi et un cheminement avec les 80 associations de Gatineau», explique le maire Bureau.
Selon la responsable du dossier de la diversité culturelle à la Ville de Gatineau, Annie-Claude Sholtès, la politique en matière de diversité culturelle renferme plusieurs partenariats avec des organismes de plusieurs milieux tels la santé et l'éducation par exemple, qui aideront les immigrants dans leur vie de tous les jours. «Même si la Ville ne gère pas la santé, l'éducation, etc., il y a des liens qui ont été établis à travers cette politique-là pour pouvoir travailler en partenariat avec les organismes du milieu», explique-t-elle.
Elle dont le processus d'élaboration n'a été enclenché qu'en 2006, la nouvelle politique était attendue depuis 2003. À ce sujet, le maire de Gatineau estime que le nombre élevé de politiques à adopter explique la situation. «C'est une politique très importante, mais on ne pouvait pas toutes les faire en même temps», explique M. Bureau.
Avec un taux de rétention des immigrants qui s'élève à 93%, Gatineau fait bonne figure au Québec en se classant au quatrième rang à ce chapitre. De plus, en raison du coût de l'habitation, il est plus fréquent qu'avant de voir des nouveaux arrivants qui débarquent à Ottawa traverser la frontière pour venir s'installer du côté outaouais de la rivière. «Ce qu'on voit depuis quelques années, c'est le cheminement inverse. Des gens qui étaient établis à Ottawa déménagent à Gatineau», soutient Mme Sholtès.
Gatineau accueille en moyenne 1300 personnes immigrantes annuellement.