L'endroit où les neuf bâtiments devraient se situer. (Photo: Marie Pier Lécuyer)
Un projet de construction controversé
Un projet de construction de 36 logements sur la rue Nadon, dans le secteur Buckingham, ne fait pas que des heureux. Une pétition circule présentement pour que le projet soit relocalisé.
Pour de nombreux résidents, les problèmes sont surtout liés à la circulation automobile. «Ça augmentera la circulation et le bruit», explique Jean Cardinal.
Selon ce dernier, la circulation sur la rue Nadon est déjà un problème, puisque beaucoup de véhicules y passent à grande vitesse. La construction de neuf bâtiments de quatre logis au coin des rues Nadon et Matte ne feraient qu'aggraver le problème selon le résident.
Pour John Lefebvre, c'est une quarantaine de véhicules par jour de plus qui circuleraient dans la rue, en moyenne trois fois par jour. «C'est 100 véhicules de plus par jour. On est pas dans une artère principale, c'est une rue résidentielle», déplore-t-il. Il soutient par ailleurs que beaucoup de plaintes sont souvent déposées concernant la circulation sur la rue Nadon.
Pour la conseillère du secteur Buckingham, Jocelyne Houle, les problèmes de circulation sont effectivement présents sur la rue Nadon, mais des mesures ont déjà commencé à être mises en place pour modifier à la situation. «Il y a déjà du marquage au sol», explique-t-elle. Elle soutient que le dossier est présentement évalué pour voir ce qu'il sera possible de faire concernant les problèmes de circulation.
Le projet de construction de l'organisme Service de gestion en habitation populaire n'est pas stratégique selon les résidents. Le projet mixte sera composé de logements pour personnes à mobilité réduite, de loyers subventionnés, mais aussi de loyers réguliers. Selon Jean Cardinal, l'endroit est loin des services. «Ce n'est pas un bon choix, ce n'est pas stratégique, il n'y a aucun service proche, que ce soit l'autobus ou les marchés d'alimentation», explique-t-il.
Selon John Lefebvre, marcher du terrain visé jusqu'au coin de la rue McLaren et Brewer représente près d’un kilomètre, alors que se rendre sur l'avenue de Buckingham est au moins 2,5 kilomètres.
Pour les citoyens du secteur, ce n'est pas l'implantation de certains logements à prix modique qui dérange, mais bien le choix de l'emplacement qui est jugé mauvais par plusieurs. «Même si c'était des condos à 200 000$, le problème serait-là», croit Jean Cardinal.
Les résidents du quartier se désolent aussi la disparition d'un espace vert, où ils auraient vu par exemple un parc. L'étroitesse du terrain et des écoles déjà remplies à capacité font aussi parties des points présentés dans la pétition.
L'harmonisation du quartier en termes de types d'habitation fait aussi partie des impacts majeurs que les citoyens déplorent.
La valeur immobilière des propriétés du quartier diminuerait aussi selon la pétition que les résidents font présentement circuler.
Le 7 octobre prochain, au conseil municipal de la ville de Gatineau, quelques citoyens iront déposer la pétition afin que le projet soit déménagé dans un autre secteur. «En voulant implanter le projet à cet endroit, ils n'ont pas pensé à nous, mais à eux non plus», conclut Jean Cardinal.
Pour John Lefebvre, c'est un très beau projet, mais qui ne sera simplement pas implanté au bon endroit.
Rappelons que le terrain n'appartient pas à la ville de Gatineau puisqu'il a été vendu par un propriétaire privé. Le zonage permet l'implantation d'un projet mixte et du point de vue de l'urbanisme, le dossier répond aux normes selon Jocelyne Houle.