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L'art martial traditionnel japonais... depuis 30 ans!

Daniel LeBlanc par Daniel LeBlanc
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Article mis en ligne le 5 octobre 2008 à 21:00
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L'art martial traditionnel japonais... depuis 30 ans!
Deux soirs par semaine, dans l’une des salles du campus Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais, plusieurs personnes s’affairent à développer leur respect de soi et des autres, en plus d’améliorer leur concentration et d’accroître leur confiance en soi. Ils font partie du Club Aikibudo de l’Outaouais, pour qui l’automne 2008 marque le 30e anniversaire d’existence.
L’aikibudo, qui cache toute une histoire derrière lui, est un art martial japonais développé par Morihei Ueshiba dès les années 30 et qui comprend des clés sur les articulations et des projections. Les techniques employées par les pratiquants de cet art martial traditionnel sont appliquées en situation d’auto-défense, en prenant le soin d’utiliser que la stricte force nécessaire pour maîtriser l’adversaire.

Fondé en 1978, le Club Aikibudo de l’Outaouais est le plus ancien club d’Aikido où s’y est enseigné l’Aikido Yoseikan Budo en Amérique du Nord. Devenu un organisme sans but lucratif en 1991, on y a pratiqué cette autre forme d’art martial jusqu’en 2004 sous la direction technique de sensei Patrick Augé, l’homme à l’origine de la création du club.

De nos jours, on y pratique le style Aikibudo sous la direction technique du sensei Raymond Chauret et de son adjoint Martin Joanisse, et le club affilié à l'Association Aikibudo et Kobudo du Québec (AAKQ), en plus d’être reconnu par la Fédération Internationale d'Aikibudo (FIA). Cet automne, pour célébrer en grand les 30 ans de l’organisme, des événements spéciaux devraient être organisés. De plus, des experts de cet art martial, que ce soit d’ailleurs en province ou même du Japon, pourraient venir faire un tour en Outaouais.

Mais qu’est-ce qui explique le succès du club depuis ses tous débuts, selon le président et professeur adjoint Martin Joanisse? «Je crois que c’est l’engagement et l’implication des membres. C’est vraiment une belle forme de conditionnement physique», répond-t-il, précisant que le club a connu une période plus creuse au début des années 2000, mais que depuis deux ans, tout va pour le mieux. ? «C’est devenu plus accessible à la population que ce ne l’était», dit-il.

Qu’on le croit ou non, M. Joanisse affirme qu’il y a encore beaucoup de méconnaissance qui règne dans la population en général en ce qui a trait aux arts martiaux, que certains voient d’un mauvais œil. «C’est encore tabou, mais c’est moins pire que ce ne l’était. Il y a par contre encore des gens qui ne savent pas c’est quoi. Ici, on enseigne la persévérance et à respecter et reconnaître ses limites», soutient-il.

À l’échelle du Québec, on compte une quinzaine de dojos où l’on pratique l’Aikibudo.
Les inscriptions sont acceptées en tout temps et les cours ont lieu les lundis et mercredis de 18h30 à 20h. Il y a la session automnale (8 septembre au 15 décembre), la session hivernale (5 janvier au 15 avril) ou printanière (20 avril au 17 juin). Les coûts par session varient de 60$ à 175$, selon la saison et l’âge (étudiant ou adulte). Informations: Martin Joanisse, au 819 773-2787, www.aikibudo-outaouais.com ou présentez-vous au dojo du Cégep de l’Outaouais (campus Gabrielle-Roy), les lundis ou mercredis dès 18h30.

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Patrick Augé

Commentaire mis en ligne le 12 octobre 2008
Cher Monsieur LeBlanc:

Un de mes élèves canadiens m'a fait parvenir votre reportage sur le Club Aikibudo de l’Outaouais et je voudrais apporter les rectifications suivantes:

Je n'ai jamais donné aux dirigeants du Club Aikibudo de l’Outaouais l'autorisation d'utiliser mon nom ni celui du Yoseikan du Japon dont je suis le représentant en Amérique du Nord. Mes élèves et moi avons fondé le club de Budo du CEGEP de l'Outaouais en 1978 qui fut inauguré en mai 1979 par la visite du Maître Minoru Mochizuki du Japon, le fondateur du Yoseikan.

En 2004 nous avons eu une pénurie de professeurs et les dirigeants actuels en ont repris la direction sans autorisation en se joignant à un autre groupe. A ma connaissance, la FIA est un organisme européen qui n'a aucune attache avec le Yoseikan du Japon, sauf sur le papier.

En vous remerciant de votre attention, j'espère que ce rectificatif encouragera les curieux à faire leurs propres recherches et à tirer leurs conclusions.

Patrick Augé
Yoseikan Shibucho Amérique du Nord
yoseikanbudo.com

Fait à Los Angeles, CA le 12 octobre 2008

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