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Les autobus scolaires sous la loupe des contrôleurs routiers

Michel Moyneur par Michel Moyneur
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Article mis en ligne le 8 octobre 2008 à 14:40
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Les autobus scolaires sous la loupe des contrôleurs routiers
À Gatineau comme à travers le Québec en entier, les contrôleurs routiers ont les autobus scolaires à l'œil par les temps qui courent. Dans le cadre de l'opération Sécuribus qui s'étale sur trois jours, ils veillent à ce que les véhicules scolaires soient en mesure de circuler en toute sécurité.
En deux jours, la mécanique d'environ 35 d'autobus a été passée au peigne fin par une équipe de 12 contrôleurs routiers. Sur la flotte, trois véhicules ont du être remorquer. Deux d'entre eux présentaient des problèmes avec leurs pneus tandis que l'autre présentait un problème avec la pompe hydraulique des freins.

Sur une quinzaine de véhicules inspectés mardi, seulement quatre ont reçu une note parfaite.

Selon le porte-parole de Contrôle routiers Québec, Benoît Tessier, il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour la sécurité des passagers même si, à première vue, le nombre d'anomalies mécaniques peut paraître élevé. «De ce qu'on voit, la flotte d'autobus est quand même en bon état. En ce qui a trait aux défectuosités mineures, ce n'est pas vraiment inquiétant. Ce n'est pas ce qui va causer des accidents. Mais pour les défectuosités majeures, oui, c'est plus inquiétant», admet-il.

S'il est vrai que bien souvent les chauffeurs d'autobus se voient accorder un délai de 48 heures pour remédier au bris mécanique décelé par le contrôleur routier, les constats d'infractions peuvent tout de même s'avérer salés. Par exemple, rouler avec un pneu usé représente une amende de 250$ alors qu'un chauffeur qui oublie d'effectuer la vérification mécanique de son véhicule peut se voir remettre un constat de 480$. «C'est du cas par cas. Lorsqu'on constate qu'il y a eu négligence, c'est là qu'on donne un constat. On doit faire preuve de jugement», soutient Benoît Tessier.

Même si des constats d'infractions sont parfois émis pour cause de négligence, le rôle premier d'une telle opération en est plutôt un de sensibilisation. «En bout de ligne, il s'agit d'une approche préventive pour éviter des accidents», explique M. Tessier.

Au terme de l'opération Sécuribus qui prendra fin jeudi, une cinquantaine d'autobus auront été vérifiés par les contrôleurs routiers de Gatineau.

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