L’innovation était au menu de la Caisse Basse-Lièvre alors qu’on y dévoilait les détails de l’installation d’un défibrillateur. Josée Buissières, de la Fondation Michel-Petit et Marc Paquette, président des Paramédics de l’Outaouais ont assisté avec fierté à la rencontre. En compagnie de Jean Daniel, directeur général de la Caisse Basse-Lièvre, ils ont tenu à démontrer qu’ils ont de l’intérêt pour votre coeur!
La Caisse de la Basse-Lièvre veut sauver des vies
défibrillateur et employés formés : une première au Québec !
Parce qu’ils affirment avoir de l’intérêt pour votre coeur, la direction et les employés de la Caisse populaire Desjardins de la Basse-Lièvre sont devenus aujourd’hui les premiers en Outaouais et dans le Québec tout entier à se doter d'un défibrillateur et à former des gens en réanimation cardio-respiratoire qui pourront l'utiliser.
Inspirée par l'invitation de la Coopérative des Paramédics de l'Outaouais et
par l'initiative de la Fondation Michel-Petit dans les arénas de Gatineau,
l’équipe de la Caisse de la Basse-Lièvre a accepté de se doter d’un défibrillateur et de former plusieurs employés afin d’accroître la capacité d’intervention rapide dans son milieu.
« Il faut savoir que dans le cas d’un arrêt cardiaque, les chances de survie chutent de 7 à 10% à chaque minute de délai entre le moment de la défaillance cardiaque et la défibrillation, a indiqué le directeur général de l’établissement, Jean Daniel. Nous croyons sincèrement avoir réussi à explorer de nouvelles facettes du service à la clientèle en conjuguant cette volonté de nous renouveler avec le projet défibrillateur proposé par notre partenaire dans cette aventure, la Coopérative des Paramédics de l'Outaouais. »
Jusqu’à maintenant, six employés ont été formés pour utiliser l’appareil en cas d’urgence et une vingtaine d’autres employés devraient aussi recevoir une formation dès le mois prochain.
Avec la présence d’un défibrillateur dans ses murs, la Caisse Basse-Lièvre, en plus de s’inscrire dans le programme de coeur de la Coopérative des Paramédics, devient un relais identifié afin de réduire le temps d’intervention en cas de malaises cardiaques ou d’arrêts cardio-respiratoires pour en augmenter considérablement les chances de survie.
« Si une défibrillation précoce est faite, 21% des victimes reprendront une activité cardiaque spontanée et seront hospitalisées, poursuit M.Daniel. Au final, 7% des victimes survivront, alors que si la défibrillation est tardive, seul 6% récupéreront une activité spontanée et seulement 2% survivront. »
Ce projet commun entre deux coopératives, la Caisse Basse-Lièvre et celle des Paramédics, permettra dorénavant de veiller à la sécurité de leurs clients et aux résidants de la municipalité. « L’initiative du défibrillateur dans notre établissement fait partie intégrante de notre mission : au service des gens, ajoute M.Daniel. Nous souhaitons ainsi donner le ton à d’autres initiatives du genre en souhaitant agir comme leader auprès des autres caisses de la région et même de la province entière. »
Fier partenaire de la Caisse Basse-Lièvre dans cette aventure, la Coopérative des Paramédics de l’Outaouais explique avoir approché l’institution financière puisqu’il s’agit d’un endroit fréquenté par un grand nombre de personnes sur une basse régulière, et qui rejoint directement une grande portion de la population qui pourrait bénéficier éventuellement de l’usage de cet appareil.
« Le facteur temps est un élément clé dans le succès d’une réanimation, affirme Marc Paquette, président de la Coopérative des Paramédics de l’Outaouais. Quand on dit que ça ne prend que quatre minutes pour sauver une vie, et bien ça prend des gens qui sont capables de faire du RCR et avoir accès à un outil aussi important que le défibrillateur. À la Caisse de la Basse-Lièvre, ils ont compris et c’est un honneur pour nous que d’être associé à cette première et nous saluons leur leadership. »
De son côté, la Dr Josée Buissières et présidente de la Fondation Michel-Petit, a tenu à saluer elle aussi l’initiative de la Caisse. « C’est encourageant de voir que l’entreprise privée suit le mouvement et embarque dans la vague en faisant l’acquisition d’un défibrillateur, a-t-elle mentionné. J’ai toujours dit que la Fondation avait fait naître une vague de fond, mais je crois qu’avec l’initiative de la Caisse Basse-Lièvre on commence à la voir sortir. J’espère que plein d’entreprises qui suivront le pas et que nous verrons des défibrillateurs un peu partout. »