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Mylène Gilbert-Dumas s'inspire d'une légende et signe 1704

Marie-Eve Bouchard par Marie-Eve Bouchard
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Article mis en ligne le 10 octobre 2006 à 14:42
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Dames de Beauchesne<[:AC:]$p>, inspiré d'une légende <[:AC:]BVi">1704.">Mylène Gilbert-Dumas s'inspire d'une légende et signe 1704
Le tout nouveau roman de Mylène Gilbert-Dumas, après le succès des trois tomes des 1704.
Mylène Gilbert-Dumas s'inspire d'une légende et signe 1704
Il y a longtemps que l'auteure Mylène Gilbert-Dumas s'était un jour promis de redonner vie à la légende bien connue dans les Cantons-de-l'Est de Mena'Sen. Des années plus tard, le projet est passé dans la réalité avec la sortie du livre 1704, un roman largement inspiré de cette fameuse légende...
«J'avais 15 ans lorsque j'ai lu la version originale qui s'intitule simplement Mena'Sen écrite en 1904, pour le bicentenaire de cette légende par Oscar Massé alors que j'étudiais à l'école secondaire. Cette légende m'a toujours fascinée, mais je trouvais qu'il manquait des éléments importants. Je me disais, un jour je vais la raconter comme il faut quand je serai écrivaine.»

Aujourd'hui, Mylène Gilbert-Dumas tient donc sa promesse qu'elle s'était faite à elle-même en publiant 1704, qui raconte l'histoire de cette fameuse bataille, l'attaque du fort qui s'est déroulée à Deerfield dans l'état de l'Illinois qui a amené un groupe de prisonniers de cette petite communauté puriste dans une marche de deux mois en compagnie de leurs agresseurs Abénakis vers la rivière St-François. C'est par la voix d'Alice Morton, une jeune femme timide d'abord, mais qui gagnera en courage au fil du récit et de son fiancé Robert Gardner que Mylène Dumas-Gilbert relate cette grande histoire.

Mais qui dit légende, dit personnage et histoire à l'image de la démesure de ses différents conteurs. «C'est une histoire qui a voyagé avec l'arrivée des colons anglais dans les Cantons-de-l'Est. Le genre d'histoire que les grands-parents racontent à leurs petits-enfants, le soir. Donc, elle a donc été modifiée et amplifiée au fil des conteurs qui lui donnait vie», souligne Mme Gilbert-Dumas.

Si bien que, même si la base demeure essentiellement la même que la légende publiée par Oscar Massé, l'auteure a dû modifier certains passages et certains personnages pour donner toute la crédibilité voulue à son roman. De même, comme Mylène Gilbert-Dumas préfère suivre un cours historique pour ses trames romanesques, elle n'avait d'autres choix que de changer certains événements ou donner plus d'importance à d'autres, question d'être respectée par ses amis historiens!

Il y a eu d'abord le chemin emprunté par les Abénakis et leurs prisonniers. Si la légende parle de la rivière St-François, par souci historique Mme Gilbert-Dumas a dû rectifier la chose et les faire passer par le Lac Champlain. «Dans la légende, la marche qui dure deux mois n'est que survolée brièvement. Mais d'après moi, c'était un événement marquant. Pendant ces deux mois, certains prisonniers ont développé des liens avec les Indiens», qui se permet ses propos alors que selon certains registres, des enfants métis ont vu le jour 10 mois après l'enlèvement au fort. «Comme ce n'est pas dans les mœurs des Abénakis de violer les femmes. On peut donc supposer qu'elles étaient consentantes», estime l'auteure qui profite de cette occasion pour aborder le syndrome de Stockolm.
Après Deerfield, le Klondike
Grâce notamment à la magie d'Internet et à un registre de Deerfield, Mylène Gilbert-Dumas a pu inclure des faits historiques à son roman. Comme le sac de courriers et le vol de la cloche lors de l'attaque du fort, qui sont des événements véritables. «Le nom de certaines personnes, ceux qui ne sont pas près des personnages d'Alice Morton et de Robert Gardner, sont les noms de gens qui ont véritablement vécu à Deerfield.
Question de donner cette petite étincelle de réalité à son roman, Mylène Gilbert-Dumas s'est rendue à Deerfield. Et elle a fait la même chose pour son prochain roman qui traitera de la folie de l'or, le fameux Klondike, mais sous un angle plutôt féminin, alors que des femmes ont aussi fait le voyage dans le but d'offrir des services aux chercheurs d'or (hôtel, bordel, restaurant, buanderie...). «J'ai fait une partie de la marche de 2 500 km qu'ils faisaient en deux semaines, où ils devaient transporter une tonne de matériels, qu'ils soient hommes et femmes. Imaginez, je n'ai fait que 18 km avec 15lbs sur le dos et j'avais des ampoules, j'étais complètement épuisée en arrivant au Yukon. Mais il fallait que je le fasse pour saisir la démesure du projet», explique Mylène Gilbert-Dumas.

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