Passez la nuit comme un sans-abri
Savez-vous comment vivent les personnes qui n’ont pas d’endroit pour dormir, si ce n’est qu’un banc de parc sous un toit d’étoiles? Vous avez la chance de le vivre en participant à la 4e Nuit des sans-abri le 20 octobre de 19h à 3h.
Cette activité, organisée par un regroupement d’organismes communautaires, se tiendra dans le parc Ste-Bernadette (angle des rues St-Rédempteur et Pilon dans le secteur Hull). Elle vise à sensibiliser la population face au vécu des personnes qui sont sans-abri.
Outre la sensibilisation, les organisateurs de la Nuit des sans-abri veulent inciter la population à prendre position pour l’aide à cette population démunie. «On veut que les gens soient sensibilisés, mais que ça aille aussi plus loin. On veut qu’ils demandent qu’on en discute durant les campagnes électorales notamment. On veut que ça aille au-delà de la charité», lance Yves Séguin.
Lors de cette nuit, plusieurs activités sont organisées. Une vigile sera organisée vers 20h pour se souvenir des personnes sans-abri qui nous ont quittés cette année. C’est la 2e année que le Gîte Ami organise cette activité qui permet de démontrer aux sans-abri qu’il y a des gens qui pensent à eux.
Prestations musicales, discussions sur le thème de l’itinérence et autres activités sont à l’honneur. «Cette année, nous recevrons des auteurs qui ont participé à un collectif sur l’itinérence et l’isolement», affirme M. Séguin.
Les organismes profiteront aussi de cette activité pour remettre les premiers «pompons d’or» et «pompons minute» régionaux. Auparavant, ces prix étaient remis à la grandeur de la province. Ils visent à souligner le travail fait par des individus ou des organismes pour aider les sans abri (pompon d’or) ou encore le fait que l’organisme devrait se dépêcher à faire quelque chose (pompon minute). Ce sont les participants à l’activité qui seront appelés à voter pour ces prix.
L’an dernier, 300 personnes ont participé aux activités organisées lors de la Nuit des sans-abri. Le comité organisateur espère en accueillir au moins 400 cette année, notamment des familles. «Les gens ne sont pas obligés de rester jusqu’à 3h du matin», indique Yves Séguin.