C'est sur cette plaque commémorative, située au Parc Mémoire d'Elles, dans le secteur Gatineau, que sont gravés les noms des femmes victimes d'assassinats.(Photo:Daniel LeBlanc)
Un douloureux souvenir mais une grande solidarité
Vigile pour commémorer la mort tragique de femmes
Comme à chaque année, particulièrement au début du mois de décembre alors qu'on se rappelle la tragédie de la Polytechnique à Montréal en 1989, avait lieu cette semaine une vigile dans le but de souligner la violence faite aux femmes. Le discret rassemblement, qui se tenait au Parc Mémoire d'Elles dans le secteur Gatineau, a réunit environ une quarantaine de personnes.
Organisée par la maison Unies-Vers-Femmes, la cérémonie était empreinte d'émotions cette année alors que les noms de Diane Durocher et de Lyne Tremblay, seront gravés sur la plaque commémorative. La première a été froidement assassinée par son conjoint en octobre dernier et la deuxième a été tuée par son mari, qui travaillait comme col bleu à la Ville de Gatineau et s'est ensuite enlevé la vie peu de temps après, il y a un an.
Sept femmes et trois enfants sont décédés au cours de l'année qui se termine suite à des actes délibérés de violence de la part d'hommes. Des roses ont été déposées sur le monument Jeannine Boisseneault par chacune des femmes présentes lors de cette soirée.
«C'est un sujet un peu banal, les gens disent qu'ils savent que ça se passe, mais nous, on déplore le fait que des femmes vivent sous la menace et la peur dans leur propre maison», dit la porte-parole et membre du conseil d'administration de la Maison Unies-Vers-Femmes, Chantal Plouffe.
«On espère que chaque Vigile sera la dernière», a fait remarquer, dans son discours, une porte-parole de l'organisme.